Abderrahim Zouari : en 1989, Ahmed Mestiri et Hédi Baccouche ont fait perdre au pays une occasion historique

Abderrahim Zouari : en 1989, Ahmed Mestiri et Hédi Baccouche ont fait perdre au pays une occasion historique

 

Invité par l’amicale des anciens parlementaire que préside l’ancien député, l’avocat Adel Kaaniche, l’ancien secrétaire général du RCD et ministre de Ben Ali,  Abderrahim Zouari a déclaré que lors des élections législatives anticipées d’avril 1989, l’hypothèse d’un « front du pacte national a été longuement discutée entre les différents partis, avec des listes communes pour concrétiser le pluralisme au sein de  la chambre des députés. L’idée allait aboutir mais elle s’est heurtée, à la dernière minute,  aux réserves d’Ahmed Mestiri ». Il a ajouté que « le premier ministre de l’époque Hédi Baccouche n’avait pas tenu bon pour faire avancer les choses. Ce qui a fait perdre au pays une occasion historique ».

Zouari a confirmé qu’il a été mandaté pour entreprendre, en compagnie de Hamouda Ben Slama, des négociations avec le mouvement islamiste de Rached Ghannouchi qui s’est montré réceptif à l’idée de se faire représenter dans le parlement ne serait-ce qu’avec un ou deux  sièges ».

Il a précisé « qu’à partir de 1990 des événements endogènes et exogènes ont contribué au durcissement du régime », citant entre autre l’affaire de Bab Souika en février 1991 et la guerre du Golfe. Ce qui a précipité son départ du RCD et sa nomination à la tête du ministère de la justice. Il devait alors gérer l’affaire de Bab Souika dont le verdict a été jugé clément par certains et une manifestation a été organisée,  à partir de Bab Souika  jusqu’au  ministère à Bab Bnet, pour protester contre le jugement et appeler à sa révision.

 D’ailleurs à la suite de cela, Zouari été limogé et nommé ambassadeur à Rabat.

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