Arrêtez la mascarade !

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Il est clair que depuis la révolution, l’environnement du football en Tunisie est devenu très malsain.Suspicion, violence, banditisme, régionalisme, favoritisme et même corruption se sont ajoutés aux autres fléaux qui pourrissaient déjà le monde du football bien avant la révolution.

Malgré la gravité de la situation, les autorités qui gèrent le football en Tunisie, l’ont affronté avec une passivité étonnante qui n’a fait qu’encourager les fauteurs de troubles à aller plus loin dans leurs dérapages.

Ainsi les intimidations, les menaces, les violences, les agressions physiques sont devenues des moyens fréquemment utilisés surtout en fin de saison par les clubs de certaines « villes chaudes » pour arriver à leurs fins et assurer des victoires imméritées sur le terrain.

Ces scénarios catastrophiques ont été entamés à la fin de la saison 2011 et la fédération de football n’a pas trouvé mieux que d’augmenter le nombre des équipes de la «  ligue 1 » pour sauver l’Avenir Sportif de Gabès de la relégation, puisque ses supporters n’acceptaient pas de voir leur équipe rétrograder en « ligue 2 ».

Malheureusement, ces agissements ont repris  de plus belle en cette fin de saison. Et le comble c’est que la presse tunisienne et particulièrement la télévision nationale, a été mêlée à ces affaires de violence dangereuse.

En effet, bien que détentrice des droits de diffusion des matchs de football, la télévision tunisienne n’est plus la bienvenue dans certains stades dont particulièrement ceux de Gafsa et de Gabès, où les équipes locales doivent gagner à tout prix loin des  caméras et des éventuels témoignages de la presse.

Sous prétexte qu’on ne peut pas assurer la protection des équipes de la télévision et de son matériel si « Al Watania » s’aventure à venir retransmettre des matchs de ces « villes chaudes », certains dirigeants de clubs et même certains gouverneurs sont en train de participer à cette mascarade qui risque de coûter très cher.

Ce qui s’est passé hier à Gabès lors du match entre le Stade Gabésien et le Club Sportif Sfaxien n’est d’ailleurs qu’une autre illustration de la gravité de ces actes prémédités  et de leurs retombées catastrophiques. La Fédération qui n’a jamais été aussi faible est aujourd’hui devant un dilemme puisqu’elle ne pourra sanctionner ni l’agresseur ni l’agressé…

Bien que les textes de lois existent pour faire face à ces dérapages et ne demandent qu’à être appliqués, nous ne pensons sincèrement pas que nos responsables auront le courage et l’audace d’agir pour endiguer ce fléau de la violence qui risque de tuer notre football.

Le salut de ces fédéraux irresponsables qui s’accrochent à tout prix à leur siège, c’est de sacrifier des équipes et de les faire tomber en «  ligue 2 » ou   d’augmenter encore une fois  le nombre de clubs de « ligue 1 » pour éviter qu’il n’y ait des morts dans certains stades de clubs menacés et garantir le calme dans des régions de la Tunisie où tout est désormais permis.

Kais Ben Mrad





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