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Je suis déchiré, lacéré et atterré ! Mon cri cathartique a failli taillader mes cordes vocales devant
ce massacre ce carnage de l’homme par l’Homme. Ô gens de bonne foi, ô chantre de bravades, ô généreux du monde entier, je vous supplie de réagir devant cette expédition punitive d’un peuple. Ô anonymes s’il vous reste un soupçon de dignité humaine réagissaient, de grâce ! J’accuse les gouvernements. J’accuse les instances internationales. J’accuse les gens du pouvoir « financiers et autres ». J’accuse les médias. J’accuse les journalistes passifs complices. J’accuse les Radios arabes et leurs télévisions qui chantent et dansent encore ! J’accuse les défenseurs des droits de l’homme (blanc !!) ! J’accuse les amis. J’accuse les amis de mes amis ! J’accuse mes adversaires ! J’accuse mes ennemis ! J’accuse les adversaires de mes amis ! J’accuse les ennemis de mes amis ! J’accuse les voyeurs de Facebook qui se pavanent en dansant dans des endroits huppés où l’eau de vie coule à flot alors que le brasier de la mort tue enfants, hommes et femmes ! J’accuse ceux et celles qui ne manifestent pas leur colère devant cette monstruosité ! J’accuse ces mécènes professionnels qui s’agitent pour envoyer de la nourriture et des médicaments à Gaza par acquis de conscience ! J’accuse leur conscience malveillante qui ne les lavera pas de leur affront ! J’accuse les prieurs en mosquée Sunnite, Chiites ou de quelconque obédience partisane ! J’accuse les autres prieurs dans leurs cathédrales, monastères, abbayes, mur de lamentation, temples. J’accuse les « regardeurs » abouliques et les «spectateurs » délictueux ! Je m’accuse moi-même d’impuissance ! Je m’accuse d’infamie ! Je m’accuse de pouvoir me nourrire chichement ! Je m’accuse de ne pas avoir été encore plus audacieux ! Je m’accuse de ne pas avoir eu les bons mots pour répondre hier et aujourd’hui à mon fils qui a pleuré à la vue de bébés dépecés ! Je m’accuse d’avoir parlé de justice à mes enfants et aux gens que j’aime ! Je m’accuse d’avoir été naïf de croire à l’amitié universelle ! A l’amour pour l’amour du précédent comme du prochain ! Je m’accuse de tout ! Ô toi qui me lis, qui m’écoute et me suis, sache que je ne suis ni un politique, ni un ange, ni encore un mécène ou un engagé. Je ne suis pas l’intégriste étiqueté par ceux qui sèment la terreur pour ne récolter que le terrorisme physique, moral, verbal et spirituel ! Je ne suis qu’un être humain faillible, sensible, éploré et affligé devant toute cause humaine où la dignité est bafouée, trompée, violentée, assassinée ! Même ces attributs de bonté, d’universalité, d’altruisme, de philanthropie ne sied plus à mon ignominieuse personne ! De grâce agissons ensemble ! Je vous en supplie… Par Hichem Kacem Cadre d'entreprise et écrivain
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