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09/07/2008 | Mise à jour : 23:05

Doit-on avoir peur du stress ?

ImageÉtymologiquement, le mot « stress » provient du latin « stringere » qui signifie mettre en tension l’organisme par des stimuli qui produisent viscéralement une réaction de défense physique et/ou psychique. En règle générale le stress actionne chez l’individu un processus nerveux ou hormonal du fait de la situation d’alerte dans laquelle il se trouve solliciter.

Les symptômes du stress sont l’augmentation du rythme cardiaque, l’exacerbation de la vigilance et le développement de mécanismes de défenses contre toute agression face à une situation nouvelle qu’elle soit dangereuse ou plaisante.

Sous l’emprise du stress, l’individu peut se cacher derrière le mensonge (mécanisme de défense comme un autre, de plus en plus courant) pour, évidemment, se départir devant ses responsabilités en se condamnant à amplifier le premier stress par des fabulations « comportementales » qui le placeraient ipso facto dans un grave état névrotique (ce n’est pas ; c’est l’autre ou les autres)…

L’être humain a, hélas, tendance à vouloir tout admettre ou tout expliquer en refusant, le plus souvent, de vouloir guérir le mal à la racine en s’attaquant aux causes réelles du stress subi ou produit ! Rentrer dans le jeu inextricable de la théorie du chaos, communément baptisée « l’effet papillon » ne servirait aucunement à expliquer des phénomènes factuels, vécus, au quotidien, en entreprise.

A ce titre, la fameuse pensée de Pascal Blaise qui arguait que : « le nez de Cléopâtre s’il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé» n’est certainement pas adaptée au monde du travail d’aujourd’hui car nos « papillons » professionnels ne sont pas capables de butiner librement dans nos champs d’activités aussi réduits pour pouvoir changer les cours des choses par un seul battement d’aile anodin !

En revanche, le célèbre Principe de Peter (Laurence J. Peter et Raymond Hull, U.S.A, en 1969), 39 ans après, ne semble pas avoir pris une ride tant il est vrai que « tout employé [ou acteur social ] tend [encore et toujours ] à s'élever à son niveau d'incompétence [et qu’] avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d'en assumer sereinement la responsabilité.

Les syndromes de la pseudo-responsabilité, de la fanfaronnade, de l’autorité statutaire, des donneurs d’ordre abscons, de la mystification du « grand boss ! » ou du rejeton du Maâllem (dans les entreprises familiales où même parfois le chauffeur de madame est craint !!!), du culte des délais (attendre la dernière minute pour envoyer des « scuds » de longues portées sur l’employé englouti dans son quotidien), du chantage, du chômage (menace en cas d’échec), sont de purs « machinations » d’incompétents notoires au pouvoir statutaire confirmés et de pires méthodes managériales qui ne cultivent que le stress négatif dont les effets pervers sont préjudiciables à l’entreprise et à ses acteurs !


Pression, inadaptation, charge de travail irréalisable et objectifs irrationnels peuvent, pour plusieurs salariés, engendrer de véritables maladies psychologiques…

Nous ne réagissons jamais tous de la même manière face au stress. Pour d’aucuns d’entre-nous, le stress est perçu comme un moteur, un stimulus qui leur donne de l’énergie positive quand il est justifié, pour d’autres le stress les démolit parce qu’il leur fait perdre leur moyen de concentration pour les rendre fragiles, facilement irritables et candidats à la démission… fatalement.

Soyons d’abords capables de donner crédit à l’autre en l’écoutant parce que probablement, il voit des choses que ne voyons pas nécessairement.

Cette figure ci-dessus est de nature à nous aider à mieux accepter l’autre dont la cognition et/ou la perception est souvent différente de la notre ! (nous y reviendrons)

Hichem Kacem
Écrivain et Cadre d’entreprise
(modérateur de stress et adepte du bon stress)

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