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Dubaï: Mégalomanie quand tu nous tiens !
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Dubaï: Mégalomanie quand tu nous tiens ! | Dubaï: Mégalomanie quand tu nous tiens ! |
| 02-12-2009 | |
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Ayant pris conscience de l'épuisement des réserves d'ici quelques décennies Dubaï, le plus connu des sept émirats des Émirats arabes unis (EAU), a amorcé un changement radical. Place à la diversification de l'économie en faveur d'une politique mégalomane à l'image des riches émirs qui n'ont certainement jamais eu à se serrer la ceinture et à compter les dirhams pour les fins de mois. Pour accompagner une politique mégalomane rien de mieux que de se fixer des objectifs mégalomanes infectés de pouvoir et de domination. C'est ainsi que l'émirat a prévu de devenir le premier centre mondial du tourisme de luxe ainsi qu'une place financière incontournable. Pour parvenir à ses fins l'émirat de Dubaï s'est lancé dans une voie de surcroissance. Une course à la démesure avait commencé transformant Dubaï en oasis pour multimilliardaires. Gratte-ciels, pistes de ski en plein désert, buildings géants outre les hôtels hors catégories, les aéroports et autres marinas ont vu le jour en quelques années. Ces méga chantiers ont un prix et les gigantesques groupes Emiratis, qui ont piloté l'expansion effrénée de la ville de Dubaï (tel que Dubaï World), ont dû emprunter de l'argent aux banques! Beaucoup d'argents! Devant l'incapacité d'honorer ces engagements, Dubaï a demandé aux créanciers de deux de ses principales entreprises un moratoire sur plusieurs milliards de dollars de dettes. Voilà que pour éviter de sombrer dans une dépendance des pétro-dollars, Dubaï se heurte à des rapports de dépendance à l’égard de ses partenaires financiers. Le pire est à venir diront les plus pessimistes! Il est vrai que la crise que connaît Dubai pourrait toucher beaucoup de banques et de sociétés d'investissement issus du golfe ou d'ailleurs mais le plus grave serait que d'autres pays suivent la démarche de Dubaï et demandent à leur tour des MORATOIRES! En demandant de reporter à plus tard les remboursements sans déclarer faillite, Dubaï pourrait bien ouvrir la voie à d'autres gouvernements très intéressés d'opter pour la même démarche. Et Bonjour la (re)crise! Enfin c'est aux agences de notations de calmer le jeu mais surtout aux banques centrales de rassurer les économies en injectant des liquidités supplémentaires pour consolider les systèmes bancaires des gouvernements "surendettés". Par Mohamed-Hamza Lakhoua
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