La recherche de l’ombrella, des faux-fuyants et des fausses excuses n’est pas étrangère à nos contrées méditerranéennes
où le respect du patron est abusivement un acte d’allégeance suprême par nature, conformément à l’adage bien connu de chez-nous : « Dois obéissance à ton tutélaire (ou nourricier) ! »Or, le respect ne doit jamais occulter la critique constructive pour l’intérêt de l’organisation, fût-elle familiale et/ou patriarcale.
La guerre au gaspillage, par des actions élémentaires, ne doit pas être uniquement du ressort des seuls décideurs mais l’apanage de tout le personnel sans exception.
Le dithyrambe ne fait qu’hypothéquer, à terme, l’avenir de toute entité vivante qui cherche naturellement à être crédible, florissante et concurrentielle !
N’ayant pas toujours aux commandes – loin s’en faut – des Carlos Ghosn(Patron du Groupe Renault-Nissan), il faudrait, cependant, que les forces vives des entreprises (décideurs compris) perçoivent, ensemble, que les changements, nés de la modernisation ou de globalisation comme étant une opportunité en vue de remettre leurs ressources au diapason des fluctuations renouvelées du contexte conjoncturel d’action.
Tout risque de panique, toute fatalité fondée sur une pratique surannée et toute myopie managériale constitueront la cause de disparition d’entreprises obstinément portées sur l’immobilisme (on ne change pas une équipe qui gagne est un concept démodé et archaïque… Dans le monde professionnel il faut savoir, au contraire, oser changer de bas en haut comme de haut en bas, compte tenu de l’instabilité presque parfaite de l’environnement socio-économique international et par voie de conséquence national) Le « dégraissage du Mammouth » (Expression empruntée à l’ancien Ministre français de l’Éducation nationale, Monsieur Claude Allègre) ne pourrait se faire sans une préparation étudiée et un savoir-faire transitionnel garanti (formation, communication, intéressement sain sur la performance, implication dans la décision, visibilité de carrière, lecture du paysage économique des pays dont les entreprises sont dans l’excellence opérationnelles, etc.) qui mette en confiance le personnel et lui offre des cautions pour un redoublement d’effort reconnu et récompensé.
La vision portée sur le « Roi-Client » (premier décideur dans l’entreprise), si elle est traduite véritablement et efficacement dans les faits – au quotidien – concourrait à prémunir l’entreprise contre le risque d’échec, la fatalité de survie ou la disparition, malgré l’abolition des frontières et l’admission d’entreprises compétitives sur notre sol.
Les vertueux messages surfaits ou de mode ou encore ces clichés d’importation inadaptés, de surcroît, à l’esprit méditerranéen de nos salariés, ne peuvent apporter de la consistance dans le remodelage souhaité de nos structures entrepreneuriales. Ils ne constitueront que des palliatifs intermittents sans plus !
Hichem Kacem



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