La gouvernance d’entreprise, un concept qui ne cesse de prendre de l’ampleur jour après jour
, un concept qui se base essentiellement sur la transparence, la crédibilité et le contrôle et ce dans un but ultime d’optimiser la performance de l’entreprise, par conséquent ses chiffres comptables.Certes, on ne peut jamais parler de système de gouvernance parfait, le plus approprié est de parler de système de gouvernance efficace. Mais la question qui se pose, qui juge l’efficacité de ce système ?
Intuitivement, ce sont les banquiers, les investisseurs et surtout les actionnaires qui doivent impérativement, et naturellement bien sûr, veiller sur leurs richesses et leur bonne allocation.
Conséquemment, un système de contrôle doit être mis en place afin de contrôler le système de gouvernance, lui-même bâti sur le contrôle mais qui est devenu un nouvel élément de risque pour l’entreprise.
Investir est une affaire de gestion de risque. Les piliers de l’analyse traditionnelle se concentrent sur les chiffres, les pourcentages et le capital.
Cependant, les investisseurs qui évaluent les possibilités et les banquiers qui envisagent un prêt pour tout investissement, devront maintenant tenir compte d’un nouveau facteur dans l’analyse : le risque que les chiffres ne reflètent pas le vrai fonctionnement de l’entreprise, tâche fondamentale de tout système de gouvernance.
C’est ainsi qu’aujourd’hui, on assiste à la naissance d’une toute nouvelle industrie de l’évaluation du risque, qui se concentre sur le fonctionnement interne de la structure de l’entreprise : le contrôle de la gouvernance.
Certes, les chiffres restent toujours importants, mais les investisseurs et les banquiers examinent de plus en plus souvent la manière dont les différents aspects de l’entreprise se comportent par rapport à ses objectifs et à ses actionnaires.
Que l’on considère cette nouvelle tendance comme un simple mode ou une évolution, la bonne gouvernance d’entreprise est de plus en plus importante pour les firmes à mesure qu’elles rivalisent pour les capitaux et les investissements, mais aussi le contrôle de cette gouvernance demeure de plus en plus indispensable que ce soit pour les pays développés ou en voie de développement, et ce pour la simple raison que se fier aux chiffres sans tenir compte du contexte dans lequel ces entreprises fonctionnent n’est plus suffisant.
On trouve des exemples de cupidité commerciale, de manque de contrôle, de délits d’initiés et de collusion ce qui provoque sans aucun doute la dégradation de l’efficacité du système de gouvernance.
La gouvernance d’entreprise, c’est l’amélioration de la rentabilité commerciale et de la compétitivité interne et externe des nations.
En fin de compte, elle sera l’un des principaux moteurs des initiatives permettant de veiller à ce que les capitaux soient gérés de la façon la plus optimale. Cette gouvernance est également capitale pour les investisseurs qui apportent les fonds, pour les entreprises qui doivent les gérer, et peut-être le point le plus important pour les sociétés où la croissance est indispensable.
Toutefois, je crois que le plus important est de contrôler l’efficacité des systèmes de gouvernance, devenue élément générateur de risque, afin d’optimiser la performance de l’entreprise.
Aziz. E



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