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La Saint Valentin, un puissant indicateur Macroéconomique
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La Saint Valentin, un puissant indicateur Macroéconomique | La Saint Valentin, un puissant indicateur Macroéconomique |
| 12-02-2010 | |
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A deux jours de la saint-valentin et à l'image de ce qui se passe dans les mentalités des uns et des autres selon que l'on se trouve du côté nord ou du côté sud du globe, il m’a semblé que la fête des amoureux pouvait faire office d’indicateur macroéconomique au même titre que des agregateurs tels que le chômage, l’inflation ou la croissance. En d’autres termes, il existerait, une relation de dépendance entre adhésion au concept de Saint-valentin et la disposition à s’ouvrir, à s’unir et à s’entraider. D'un côté, des européens favorables à la célébration de la saint-valentin, une fête qui unie davantage et qui renforce les liens. Au delà de l'aspect commercial, la majorité des européens y voient, quand même un bon moyen de partager leur amour. D'un autre côté on retrouve des arabes, qui, en majorité, s'opposent à cette idée de Saint Valentin arguant que ce n'est pas dans nos coutumes, que c'est commercial ou encore que c'est une tradition catholique. Et pour enfoncer le clou, on nous sort des mots qui sonnent bien tels que « pourquoi attendre la Saint-Valentin pour se faire plaisir » ou « quelle est l'utilité de déclarer sa flamme le 14 février et pas un autre jour ? » mais généralement ces mêmes personnes ne font rien les autres jours non plus. Au delà des mots rien dans les faits ! Si l'on sort du cadre d'un couple et que l'on extrapole cette logique de déclaration d'amour, on constate, étrangement que les relations qu'entretiennent les pays du nord (UE) entre eux d'une part et les pays arabes entre eux, d'autres part, sont à l'image des opinions exprimées au sujet de la fête de l'amour. En 1957, a débuté un processus d'union entre pays européens (qui ne parlent pas la même langue) visant à développer une coopération dans les domaines économique, politique et social. Aujourd'hui, 27 membres jouissent de la citoyenneté européenne. Les 27 (qui fêtent la Saint-Valentin) ne cessent de démontrer un esprit d'entraide entre les membres de cette communauté. Pas plus tard que jeudi 11 février 2010, l'UE a déclaré sa flamme à la Grèce en s'engageant au principe de solidarité au sein de la communauté Européenne. En d'autres termes la Grèce sera placée sous tutelle pour un sauvetage imminent. Peut-on en dire autant des relations entre les peuples arabes? Bien sûr que non ! Comme nous l'avons déjà mentionné dans une précédente chronique intitulée "Tunisie-Monde Arabe: Pas d'excès suite à la victoire de l'Egypte à la CAN 2010 " , les rapports politiques, tout comme le commerce interarabe, ne se portent pas bien. Et c'est un peu normal que ça ne marche pas! Ceux qui sont contre la Saint Valentin, sont ceux qui se sont toujours opposés à la célébration (même pas le temps d'un jour) d'une vraie Saint Valentin politico-économique entre pays arabes pour essayer de raviver leur amitié, renouer de meilleurs rapports économiques et dépasser les différends. C'est une question de mentalité ! Enfin, il ne s'agit pas de faire de la Saint Valentin un indicateur macroéconomique du degré d'ouverture et de développement d'une économie, mais avouons, tout de même, que les mentalités de certains conservateurs arabes est de nature à nous imposer de vivre en autarcie, dans un monde multipolaire. Par Mohamed-Hamza Lakhoua
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