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Le gaspillage : mal de l’entreprise
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Le gaspillage : mal de l’entreprise | Le gaspillage : mal de l’entreprise |
| 23-03-2008 | |
Le gaspillage, ce mal du siècle, est curieusement admis par ceux-là même qui affichent ostensiblement des ambitions
fantasmagoriques d’optimisation des coûts, entendus bien évidemment dans leurs sens terminologiques le plus péjoratif ( Cost Killer, Cost Cuting, rationalisation dirigiste, etc.) A preuve : combien de fichiers Excel ou Word se construisent-ils par jour pour se perdre dans les méandres d’une machine inintelligente, insensible aux gâchis incontrôlés et incontrôlables ? Combien d’e-mails anodins recevons-nous par jour ou par heure, voire par minute, comme si le discernement humain se muait avec celle d’une boîte magique balourde et budgétivore pour inhumer l’échange naturel entre les personnes et leur enrichissement mutuel ? Combien de temps nos cadres consacrent-ils à Internet pour être au faîte des nouveautés mondiales, de la bonne information ou de l’exploit de leurs concurrents ? Combien d’articles nos dirigeants font-ils circuler à leurs collaborateurs pour partager avec eux les leçons à tirer de telle ou telle situation ? Combien de partenaires, clients, fournisseurs les opulents dirigeants qui pensent être parfaitement moulés dans un monde du Business, fait de win-win de good deals, d’efficience, d’efficacité serrent-ils la main par semaine ou par mois ? La réponse est bien évidemment connue ! Nos décideurs semblent être férus de projets et de mécanismes désuets. Or le bon sens et l’expérience ont prouvé que les projets sont souvent susceptibles de disparaître au départ de leurs persévérants éveilleurs, parce qu’ils ne tiennent qu’à leurs individualités ! Les projets, fussent-ils enthousiasmants sont confiés aux mêmes personnes qui n’hésitent pas à créer précipitamment des comités de réflexion, d’étude, de monitoring, lourds et fastidieux à mettre en place ! A quelques rares exceptions ces personnes siègent déjà aux diverses commissions en charge des réalisations d’actions aussi diverses que variées. Parfois, ceux qui n’ont pas beaucoup de travail ou de valeur ajoutée sont les premiers désignés pour réfléchir aux nouveautés ! Cependant, réfléchir stratégiquement n’est l’apanage de quiconque ! Le généraliste peut être un bon coach mais un piètre spécialiste appelé à faire valoir son rang hiérarchique et à vouloir montrer une compétence qu’il n’a pas ! Cette situation caricaturale est malheureusement courante dans plusieurs sociétés ayant des noms pompeux et des enseignes enviables ! Or, les coûts indirects ou sous-jacents en rapport avec cet état de fait ne sont quasiment jamais évalués en amont, à l’effet d’appréhender tout risque de débordement ou de revers opérationnel. Le temps « ce n’est plus de l’argent » dans cette logique mais une mesure d’occupation de tout salarié cher payé ! En revanche, les process structurels basé sur la compétence, interne et externe, ont plus de chances de perdurer parce qu’issus fondamentalement d’un état d’esprit où prévaut l’intérêt suprême de l’entreprise dans une prospective de rassembler les compétences autour d’objectifs réalistes et motivants. Ainsi, une démarche qualitative doit-elle constituer un challenge renouvelé qui permettra à toute entreprise qui se veut prospère de se remettre en permanence en question et de faire le deuil de tout engouement sur les mesures punitives pour faire valoir la motivation (pas seulement pécuniaire), la spécialisation, l’information, la veille concurrentielle, la communication, l’esprit d’équipe et la vision stratégique. L'exigence de cette prise de conscience n’est plus à démontrer et n’aura de réelle valeur que quand elle se trouve perçue par les décideurs comme un prélude à une libéralisation déjà initiée qui tend à bouleverser, sans nul doute, la donne économique de tous les opérateurs avertis pour séparer le bon grain de l’ivraie. Hichem Kacem
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Le gaspillage, ce mal du siècle, est curieusement admis par ceux-là même qui affichent ostensiblement des ambitions
fantasmagoriques d’optimisation des coûts, entendus bien évidemment dans leurs sens terminologiques le plus péjoratif ( Cost Killer, Cost Cuting, rationalisation dirigiste, etc.) 


