Accueil
Chroniques
Tunisie-Elections 2009 : auraient-elles servi à quelque chose ?
Chroniques
Tunisie-Elections 2009 : auraient-elles servi à quelque chose ? | Tunisie-Elections 2009 : auraient-elles servi à quelque chose ? |
| 02-11-2009 | |
|
Au delà des résultats et du clivage politique, les élections présidentielle et législatives de 2009 concernent avant tout le peuple tunisien. Pour des élections qui ont coûté plusieurs millions de dinars à la Tunisie, nous sommes en droit de se demander ce que nous a apporté en contrepartie ce scrutin. Il est vrai que tout n'est pas parfait, que notre pays n'est toujours pas arrivé au niveau de certains pays dont la culture démocratique a pris racine depuis plusieurs décennies. Mais ce qui est vrai également, c'est qu'on ne peut pas se comparer aux régimes occidentaux en taxant en bloc ces élections "d'occasion ratée". Pour ces pessimistes qui voient que le verre est à moitié vide, il faut rappeler que les spécificités américaines, françaises et autres ne peuvent s'appliquer à la Tunisie. Notre histoire, notre vécu et notre degré de développement est tel qu'il n'est pas possible d'importer des concepts et d'essayer après de les "tunisifier". C’est d’ailleurs à travers ce genre d’occasions que nous arriverons à renforcer la "culture électorale" et à instaurer les fondements d’une vraie démocratie à laquelle nous aspirons tous. En reproduisant ce genre d'événements, le tunisien comprend mieux ses droits et ses obligations. Le scrutin devient ainsi plus simple à négocier aussi bien pour les personnes chargées de respecter le vote et le dépouillement que pour les électeurs pour qui cet événement devient une habitude. Il faudra aussi rappeler que "cette occasion manquée" a quand même été l'occasion pour le gouvernement de répondre à ses détracteurs. En effet, à ceux qui disent que le régime essaye de dépolitiser la société civile et notamment la jeune génération, un amendement du Code électoral a abaissé l'âge légal du vote à 18 ans. Par ailleurs, à ceux qui pensent que le thème de la “femme” est instrumentalisé pour construire une image de modernité à la Tunisie et pour marquer ses distances par rapport au reste des pays arabes, les élections de 2009 ont été l'occasion de convaincre du contraire. Mme Ben Ali a démontré à coup de meetings et de discours le rôle important que joue la femme tunisienne non seulement dans la vie économique mais également en politique. L'épouse du chef de l'Etat, en véritable politicienne, a été omniprésente lors de cette échéance et ce pour épauler son mari certes mais aussi pour dire que le développement ne saurait se concrétiser sans la présence active de la femme. Autrement dit, à travers l'émancipation "juridique" de la femme, la Tunisie n'a jamais cherché à créer une identité nationale ou à contrecarrer l'islamisme mais a plutôt cherché un partenaire actif pour mener à bien le projet tunisien. Enfin, il ne s’agit pas de prétendre que « tout est bien dans le meilleur des mondes » mais plutôt de voir le verre à moitié plein et d’espérer que toutes les parties (parti au pouvoir, opposition, médias etc.) révisent leurs copies afin de prétende à un avenir meilleur de nature à renforcer davantage les libertés et la démocratie dans notre pays. Espace Manager
|
Rechercher sur EspaceManager
Le Top 5 des 30 derniers jours
- Tunisie-Dimanche Sport: « la mort médiatique » de Ahmed Mghirbi
- Tunisie: Que se passe t-il à Hannibal TV ?
- Tunisie: Abou Hafs Amor Najai nommé DG de la banque Zitouna
- Tunisie: avenir incertain pour le secteur de l'immobilier
- KIA Motors fait un tabac en Tunisie et Mehdi Mahjoub refuse de parler de réussite
Divers
- Tunisie-nominations: Mohamed Hosni nouveau DG des sports
- La Tunisie apporte des précisions sur ses relations avec l'autorité palestinienne
- Tunisie: Ouverture des banques au public le samedi 27 Février
- Tunisie: M. Mongi Zidi nommé directeur général de l'ATCE
- La ligne Francfort-Tunis concernée par la grève des pilotes de Lufthansa




