
Celle qui essayait de redonner l'autorité aux parents ne jouait pas un rôle. Elle était elle-même. Au fil des émissions, Cathy rendait le sourire et la joie dans les familles. Elle ne donnait pas seulement des conseils et des méthodes mais transmettait des valeurs et des principes pour instaurer une meilleure ambiance familiale.
En parlant de son parcours, Cathy Sarray se définissait comme une petite tunisienne, mariée à l'ancienne (à l'âge de 16 ans) partant de la Tunisie "avec aucun bagage" et destinée à venir en France pour faire (comme sa belle-famille) du ménage.
Consciente de l'importance de son intégration au sein de son pays d'accueil, à 28 ans, et 3 enfants, Cathy se reprend en main et obtient un certificat d'aptitude professionnelle de la petite enfance ainsi qu'un diplôme d’auxiliaire puéricultrice.
Cette battante a ensuite réussit à s'inscrire dans des agences haut de gamme de nounous où elle a travaillé pendant plusieurs années pour exercer au sein de familles fortunées. La suite tout le monde la connaît puisqu'elle a décroché le rôle de coach éducatif dans l’émission de télé-réalité Super Nanny et où elle est devenue une "icône nationale" en France.
Depuis 5 ans, tout le monde parle des miracles que Super Nanny réalise à chaque fois qu'elle pénètre dans l'intimité des familles. Nombreux sont ceux qui la regardaient à travers le petit écran pour essayer d'appliquer les conseils de cette nounou qui a des réponses à tout. C’était donc naturel que son décès provoque autant d'engouement et soit autant médiatisé.
Enfin, Cathy a non seulement apporté des solutions pour essayer de redonner l'autorité aux parents mais a également incarné un modèle d'intégration. Il n'y a pas de recettes miracles, quand on travaille et que l'on fait ses preuves l'origine passe au second lieu. En effet, pour son intégration en France Cathy a bien compris que l’appartenance à une nation se fonde sur l’adhésion quotidienne, adhésion volontaire et active et qui se fait d'une manière individuelle.
A 48 ans, cette fan des chansons de Oum Kalthoum et Abdelwaheb, avait raison de penser que les particularismes culturels n’ayant droit de citer que dans la vie privée. Enfin, le 20 janvier 2010, c'est la mort qui a eu raison d'une grande dame qui avait pourtant toujours raison.
Par Mohamed-Hamza Lakhoua
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Commentaires
Henda
Une étrangère, Tunisienne qui arrive dans sa carrière à incarne le symbole de l'éducation dans un pays autre que le sien, n'est pas une mission facile!!
L'événement de sa mort qui a choqué des milliers de français , a été classé 1 er cette semaine au niveau des infos CHOC avant même le le tsunami de Haïti :sad: !
Paix à son âme! :cry::