Tunisie: l'échec du gouvernement est bénefique ?!

« Si l'on n'a pas une bonne démocratie, il y a une mauvaise légitimité des décisions et quand la croissance diminue, les risques de remise en cause de la solidarité sont considérables. »

Or, les deux se présentent aujourd'hui, alors pourquoi s'acharner à vouloir aider un gouvernement dont l’autorité n'est illuminée que d’incompétences.

La vraie solidarité serait-elle alors de les aider à couler ou de ne pas leur venir en aide? Si l'on avançait le sentiment de patriotisme qui nous démange de plus en plus aujourd'hui, je reviendrais à une citation assez révélatrice: « Le patriotisme mal compris, au lieu d'être une vertu, devient un défaut ridicule. »

L'attente constructive, dans notre cas actuel, ne démontre en rien un manque de nationalisme de la part de tiers agités, pleins de bonnes volontés mais sans pouvoirs véritables. Il ne faut pas oublier que l'impuissance dans laquelle ils sont, ou plutôt nous sommes, est due à des mécanismes mis en place par ces-mêmes à qui nous proposons une solution de rechange.

Et pourtant, l'"opposition" et la société civile ne doivent en rien se sentir responsable de la mauvaise gouvernance gouvernementale, mais se dire que cet échec est bénéfique pour deux vraies raisons: la première: l'apprentissage et la deuxième: la transition durable.

L'apprentissage: car un nombre de partis qui se veulent aujourd'hui les sauveurs doivent se rendre à l’évidence que la maturité politique individuelle acquise par leurs responsables n'est en rien la garantie d'une réussite politique collective ou partisane. Les événements nous le prouvent, sans oublier que l'hémorragie actuelle est le fruit de la précipitation due à une certaine volonté qui s'est rapidement transformée en avidité politique.

La transition durable: tout simplement "apprendre des erreurs des autres"...à la veille de nouvelles échéances, les adversaires d'aujourd'hui devraient consacrer plus d'énergie à l'observation et à l'analyse de la situation actuelle, sur tous les plans, afin de ne pas commettre l'irréparable en proposant des idées ou des programmes aux "gouvernés" qui ne refléteraient, en réalité, que les simples intentions des "gouvernants" car, et comme l'a dit Peguy, "tout parti vit de sa mystique et meurt de sa politique". Il faudrait alors réfléchir avant de s'engager, de manière euphorique, dans un processus provisoire, miné, et duquel l'opposition sortirait affaiblie.

Comme je l'avais souligné auparavant, l'agonie est explicite. Le malaise gouvernemental se fait ressentir aussi bien à l’intérieur qu'à l’extérieur. A l’insécurité, au favoritisme politique, à la décomposition sociétale, viennent s'ajouter les indicateurs économiques négatifs et les paysages politico-stratégiques remodelés. Les autorités actuelles savent que leurs places sont en jeu, que l'attente fut longue pour les avoir, et que tout reste à faire afin de pouvoir espérer un jour occuper des lignes dans les livres d'histoire des générations futures. Entre temps, nous devons regarder le paysage avec assez de recul afin de les pousser vers l'isolement, car comme dirait un célèbre écrivain espagnol : l'isolement est le pire des CONSEILLERS.

Une fois dos au mur, nous aurons peut être notre premier conseiller dans ce gouvernement à véritablement mériter son statut de "responsable" !

Mehdi Dridi

Commentaires 

#2 tara 07-06-2012 13:45
j'aime bien, j'adore écouter renaud
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#1 ABH 04-06-2012 10:02
"C´est pas l´homme qui prend la mer
C´est la mer qui prends l´homme
Moi la mer elle m´a pris
Je m´ souviens un Vendredi
Ne pleure plus ma mère
Ton fils est matelot
Ne pleure plus mon père
Je vis au fil de l´eau
Regardez votre enfant
Il est parti marin
Je sais c´est pas marrant
Mais c´était mon destin"
Renaud
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