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Tunisie-liberté de la presse: alors, que doit-on écrire aujourd'hui ?
04-05-2009

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A l'occasion de la célébration, le 3 mai 2009, de la journée mondiale de la liberté de la presse, j'ai décidé de partager

cette fête des médias avec les lecteurs en proposant une chronique dans ce sens.

N'étant pas journaliste de formation, en choisissant ce métier, j'ai commencé par bien comprendre les mécanismes qui régissent cette activité autrement les droits et obligations d'un journaliste.

Comme pour chaque métier, un code de bonne conduite ou de déontologie appelé communément le code de la presse régit ce que les plus optimistes appellent "le quatrième pouvoir".

Après avoir pris connaissance du contenu de ce code, et étant conscient qu'un journal n'est pas seulement un espace où l'on reprend des dépêches d'agences et des communiqués mais devra également se mettre au service de la communauté en présentant l'information objectivement tout en gardant à l'esprit la raison d’être d'un journaliste qui n'est autre que la quête de la vérité.

En d'autres termes, Les journaux (et les médias en général) sont garants d’un droit fondamental, le droit à l’information, qu’il convient d’exercer en toute liberté mais surtout avec responsabilité.

"Le droit à l'information", parlons-en justement de ce concept pour dire que le droit à l’information ne saurait s’arrêter aux portes des ministères et de quelques groupements économiques.

L'information devra être universellement partagée au delà des intérêts de certaines parties sans quoi on ne saurait prétendre que le droit d’informer est exaucé quand la majorité des citoyens en sont exclus.

Bref, le journalisme ne sert pas seulement à communiquer sur l'entreprise quand celle-ci souhaite le faire, et pour cela nos entreprises devront jouer le jeu de la transparence et du fair-play afin de bâtir ensemble un avenir meilleur.
Le comble c'est que ces mêmes sociétés qui dissimulent la vérité, essayent à leur tour de faire pression sur les journaux qui publient une information qui ne soit pas à leur goût!

Permettez-moi une petite réflexion: De toute ma vie, je n'ai jamais vu un journaliste imposer ou interdire à une société d'opter pour telle ou telle stratégie alors de quel droit peut-on s'immiscer dans les affaires d'une société commerciale dont l'activité est le journalisme ?

Je finis par rappeler que le président de la république n'a jamais cessé d'affirmer et de réaffirmer son soutien à la liberté d'expression comme droit fondamental des droits de l'homme, appelant à chaque fois les journalistes à plus d'audace, plus de liberté et surtout à moins de censure et d'autocensure.

D'ailleurs pas plus tard que le 2 mai 2009, à l'occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse, le chef de l'Etat a adressé un message au Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) et à l'Association des directeurs de journaux tunisiens (ADJT) les appelant à faire preuve de créativité et à diversifier les initiatives, au sujet de tout ce qui peut contribuer à promouvoir l'espace médiatique tunisien et à le hisser aux plus hauts niveaux.
 
Bref, il faudra combler cet écart entre discours, certes volontaristes, et pratiques des entreprises, des ministères et autres journalistes qui essayent parfois de tirer vers le bas ce noble et dur métier!! en attendant des jours meilleurs, souhaitons à notre tour bonne fête à toute la famille médiatique tunisienne.

Par Mohamed-Hamza Lakhoua




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