Tunisie: Deux journalistes de RTCI, interdites d’antenne
Samedi, 07 Juillet 2012 23:21
Nadia Haddaoui et Najoua Zouhaier, journalistes a Radio Tunisienne Chaîne Internationale RTCI ont été désagréablement surprises, vendredi 6 juillet 2012, d’apprendre qu’elles sont devenues indésirables à la radio.
Vendredi 6 juillet, Nadia Haddaoui se présente comme à son accoutumée au siège de la radio pour aller y travailler mais sa surprise fut grande en constatant qu’elle est interdite d’entrée dans l’établissement.
Après quelques palabres, elle apprend qu’elle est, elle et sa collègue Najoua, ont été carrément mis au ban.
Contactée par Espacemanager, Najoua Zouhaier nous a confirmé la nouvelle affirmant qu’elle et sa collègue "avaient été virées par le PDG Mohamed Meddeb, sans questionnaire ni préavis, sans même suivre la procédure administrative requise".
Retour sur un clash qui a débuté le samedi 23 juin dernier. Ce jour-là, les deux animatrices qui assurent les émissions "Chocolat Chaud" et "Café Noir" sont sommées de changer le nom de leur émission en vue de l’arrivée du Ramadan.
En effet, à RTCI, on estime que "Chocolat Chaud" et "Café Noir" ne sont pas appropriés en période de jeûne et que cela risque de choquer les auditeurs.
"Vous obéissez et vous vous taisez" nous ont lancés les décideurs de la chaîne avec à leur tête le PDG et la directrice Donia Chaouch".
Najoua Zouhaier n’abdique pas et dénonce même cet "abus de pouvoir" sur les réseaux sociaux non sans avoir quitté la radio alors qu’"elle n’a pas été payée depuis trois mois, qu’elle travaille sans statut et sans couverture sociale", selon son témoignage. Mais elle précise qu’étant détachée du défunt Renouveau, elle est "automatiquement intégrée selon la loi".
Najoua Zouhaier va plus loin en dénonçant un abus de pouvoir : "Je dénonce l'abus de pouvoir, les menaces indirectes et la pression contre les détachés qui ne sont pas payés depuis des mois et qui n'ont aucun statut légal depuis plus d'un an, la volonté claire et nette de briser la continuité de tout les efforts fournis durant la transition démocratique et l'intention évidente d'asservir et de mettre à terre les médias publics".
Le 25 juin dernier, la tension monte d’un cran lorsque Nadia Haddaoui invite l’artiste Bendir Man à son émission "Café Noir".
Ce dernier se prend au jeu de la satire, tirant sur tout ce qui bouge et notamment sur les programmes de la radio. Plus-tard, il découvre que le podcast de l’émission n’est pas mis en ligne. Raison invoquée : Bendir Man a été insultant envers le président de la République. Mais Bendir Man s’en défend et invoque la satire et l’ironie.
Sur RTCI, on estime qu’il est allé trop loin. Donia Chaouch intervient en direct et diffuse son droit de réponse sur les ondes de la radio.
C’en est trop pour les deux journalistes que sont Nadia Haddaoui et Najoua Zouhaier. "Une directrice qui joue à la rédactrice en chef… C’en est trop !"
- 18 / 05 - Affaire Belaïd: La France remet à la Tunisie le rapport balistique
- 18 / 05 - Tunisie: L'ambassade de France lance un avertissement à ses ressortissants
- 18 / 05 - Manifestation au Caire pour réclamer le départ du Président Morsi
- 18 / 05 - Maya Jribi: "la mauvaise gestion de l'affaire de l'ambassade US a ouvert la voie à toutes les dérives"
- 18 / 05 - Les collaborateurs de Ben Ali accusent Essebsi
- 18 / 05 - Tunisie: Hizb Tahrir appelle Ansar Charia à éviter une spirale de crise
- 18 / 05 - Ansar Charia se concerte …
- 18 / 05 - Campagne de promotion du tourisme tunisien en Algérie
- 18 / 05 - Tunisie: Forum "FY'13" des décideurs financiers
- 18 / 05 - Tunisie: Le torchon brûle entre le PDG de la Radio nationale et des fonctionnaires
Pour recevoir toutes l'infos de notre site. Maintenant c'est possible
Quel est le média sur lequel vous comptez comme 1ère source d’information?
Presse électronique
69.1%Télévision
16.1%Radio
12.8%Presse papier (journaux et magazines)
2%




Commentaires
Si ces deux journalistes ont été arrêtés par l'ancien PDG déchargé de ses fonctions , la nouvelle Direction aurait vérifié la véracité des faits sans être catégorique quant au licenciement de ces deux journalistes.
Apprenez à vérifier et enquêter avant de causer des catastrophes à l'administration tunisienne qui s'affaiblit de plus en plus à tous les niveaux allant jusqu'à l'essouflement. Evitez les bêtises de direction et de gestion et appliquer convenablement le code du travail et les statuts particuliers.
البطولات الوهمية واثارة الضجيج لكسب الشهرة اصبحت ممارسة سهلة بعد الثورة ولكنها توشك ان تتحول للمارسة مستهلكة لن تدر التعاطف مع القائمين بها