Tunisie: Se battre jusqu'au bout !

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Un enseignant vacataire, originaire de Tibar dans le gouvernorat de Béja, a été transporté d’urgence à l’Hôpital Charles Nicolle, mardi 3 juillet 2012 suite à son état de santé qui s’est fortement dégradé en raison d’une grève de la faim.


Mohsen Selmi (42 ans), père de six enfants dont trois ont perdu la vie, refuse, en effet, de se nourrir pour protester contre le décès de ses progénitures, mortes de ne pas avoir bénéficié de soins médicaux. Sa grève de la faim est aussi une forme de protestation contre les conditions défavorables dans lesquelles sa famille vit et contre l’absence de couverture sociale.


L’enseignant a entamé sa grève de la faim, au local de l’Agence Tunisienne de la Formation professionnelle afin de faire passer le message au ministère de l’Emploi qui traîne, selon lui, à régulariser sa situation malgré les Accords du 18 décembre 2011 et ceux du 16 Mars 2012 passés avec le syndicat de travail concerné, et qui stipulent les personnes dans son cas, sans contrat de travail, sans salaire fixe et sans couverture sociale, doivent voir leur situation régularisée.


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