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26/01/2012 | Mise à jour : 09:47

Tunisie : les Agences de voyages au bord du gouffre


La Fédération Tunisienne des Agences de Voyages (FTAV) est contrainte de tirer la sonnette d’alarme vu la situation qui prévaut dans son secteur en ce début d’année 2012.

Les agences de voyages en Tunisie, toutes catégories confondues et quelles que soient leurs spécialités, se trouvent actuellement dans une situation de crise aigue qui pourrait aboutir à la fermeture de plusieurs dizaines d’entre-elles sur le très court-terme et de plus en plus à moyen-terme si les difficultés qu’elles rencontrent ne trouvent pas de solutions fermes et radicales. La fermeture de chaque agence de voyages signifierait la mise au chômage forcé de ses salariés.

Au vu de la situation qui prévaut et face à l’imbroglio touristico-administratif qui caractérise actuellement le secteur, et pour répondre à la demande de la base, la FTAV a décidé la convocation en urgence de ses adhérents (plus de 600 agences de voyages en Tunisie) pour une réunion de crise devant se dérouler le samedi 28 janvier 2012 courant.

Après une année 2011 marquée par la chute très prononcée des arrivées touristiques étrangères en Tunisie, les agences de voyages, maillon fondamental de la chaîne touristique, sont aujourd’hui confrontées à de nouvelles problématiques considérées comme très graves.

M. Mohamed Ali Toumi, président de la fédération, a estimé lors d’une récente réunion élargie du bureau directeur, que certaines agences de voyages, et notamment dans la région du Sud-Ouest, ne disposaient plus des moyens vitaux pour assurer leur survie.

Et contrairement aux promesses faites par le gouvernement de transition après la révolution, aucune mesure de soutien n’a été apportée par l’Etat à ce jour. En conséquence, nombreuses sont les agences qui ne sont plus aujourd’hui en mesure d’honorer les échéances financières de la CNSS, des impôts ou encore des crédits en leasing (qui financent leur matériel roulant).

De ce fait, la FTAV va officiellement saisir le gouvernement pour demander –non pas des annulations- mais des reports de paiement de ces engagements afin que les agences puissent disposer de cash-flow pour s’acquitter en priorité des salaires de leurs collaborateurs dans le but de préserver avant tout les emplois.

Par ailleurs, la FTAV déplore la situation tendue qui caractérise ses relations avec l’administration de tutelle, notamment pour ce qui concerne la problématique de la « caution ONTT » (qui risque d’entrer en application le 1er février 2012)  ainsi que celle en rapport avec la limitation du kilométrage autorisé pour les excursions touristiques (qui touche aux agences spécialisées dans le transport terrestre).


Commentaires 

 
#2 akram BOUZGARROU 26-01-2012 16:40
IL est vrai qu'il faut prendre ces mesures afin de faire fasse à l’existence des cash flow dans les agences de voyages, mais honnêtement pour plusieurs agences le cash n'existe même pas. Dans ces conditions, je tire la sonnette d'alarme pour la prolifération de notre activité par les entreprises de services qui font exactement le rôle d'un agent de voyage, l'octroi des cahiers des charges par des investisseurs en utilisant des personnes de paille puis l'investisseur fait sa loi dans l'agence. A la fois parler de l'interférence entre les catégorie B et A, où la B devient au même pied d'égalité qu'une A dans les produits qu'elle vend. Ainsi, je pense qu'il est plus sérieux de corriger la fiscalité régissant notre activité, remettre la taxe à 10% ( et supprimer l'augmentation de 20% effectuée pour gonfler nos prix de ventes sans tenir comptes de la compétitivité internationale) . supprimer la taxe de 1,5 sur chaque siège de nos moyens de transport mensuellement à titre exceptionnel ou radical. Supprimer la retenu de 1,5% sur la retenu sur paiement. unifier la taxe à 10% pour la sous traitance et la location des matériels de transport touristique.
Allouer une caisse pour la sécurité des circuits touristiques et éviter à donner des aides aux agences directement qui seront éponger par des antécédents sans donner une réelle valeur futuriste à ses aides....
Régir les offres des prix des hôtels comme nos concurrents voisins et l'hébergement des clients dans les hôtels doit passer par les agences.
Je pense que par ces actions, nous ne reprenons pas nos activités par des lourds passifs lorsque la destination sera sollicitée par les millions des touristiques étrangers.
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#1 Farouk Ben Ammar 26-01-2012 15:09
JE ME DEMANDE : EST-CE QUE LES HOTELIERS CONNAISSENT LA NOTION "ÉCONOMIE D’ÉCHELLE" SEUL SALUT POUR LE SECTEUR, POUR L'HEURE !
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