Institut français de Tunisie: Exposition "Regards posés.Hammams de la Médina de Tunis"

Institut français de Tunisie: Exposition "Regards posés.Hammams de la Médina de Tunis"
 
 
Après son inauguration, en mai dernier, la galerie de l'Institut français de Tunisie accueille une nouvelle exposition intitulée "Regards posés. Hammams de la Médina de Tunis" qui se tiendra du 3 juillet au 2 août.
 
Conçue par l’association "L’Mdina Wel Rabtine – Actions citoyennes en Médina", en partenariat avec la Maison de l’Image, et avec le soutien de l’Institut français de Tunisie, l’exposition "Regard posés. Hammams de la Médina de Tunis" réunit les œuvres de 19 photographes tunisiens et européens professionnels ou amateurs, et donne à voir la réalité d’un patrimoine en péril : les hammams de la Médina de Tunis. 
 
Pour la réalisation de cette exposition, les photographes ont eu accès à un ou plusieurs hammams, en activité ou abandonnés, souvent peu connus du grand public, et dont certains remontent au Moyen âge.
 
Par ailleurs, 16 étudiants de l’École Nationale d’Architecture et d’Urbanisme (ENAU) à Tunis ont réalisé de courts documents vidéo (entretiens, reconstitutions 3D des lieux, etc) consacrés à ce patrimoine tunisien en péril. Leurs travaux, inédits seront projetés dans l’exposition.
 
Les 114 images sélectionnées ainsi que les recherches de terrain exposées par l’association tirent de l’oubli un patrimoine riche et méconnu, mais également en danger. En effet, sur les 50 hammams historiques signalés au XIXème siècle, seuls 26 ont pu maintenir leur activité. 17 ont été détruits et 7 autres sont fermés.
 
L’exposition Regards posés. Hammams de la Médina de Tunis alimentera un plaidoyer pour sensibiliser les décideurs et le grand public à la valeur indéniable de ce patrimoine et à la nécessité de le sauvegarder.
 
L’association "L’Mdina Wel Rabtine – Actions citoyennes en Médina" a été créée en janvier 2012. Elle réunit des habitants, commerçants, passionnés et amoureux de la Médina de Tunis, ainsi que des chercheurs et des artistes, autour d’une vision partagée de gouvernance démocratique du patrimoine.