Page Fan Facebook | Fermer
 
Accueil arrow Interviews arrow Le vice-président de la BEI nous parle de l'UPM
Le vice-président de la BEI nous parle de l'UPM
01-12-2008

Image

Ancien conseiller pour les affaires internationales du ministre de l'économie et des finances en France

(1994-1995) et ancien chef du service du financement de l’État et de l’économie à la direction du trésor (2002/2003), M. Philippe de Fontaine Vive Curtaz est actuellement Vice-Président de la Banque européenne d’investissement (BEI).

Rencontré à l’occasion des journées de l’entreprise, cette éminente personnalité, issue de l’aristocratie française, a aimablement accepté de nous parler de l’union pour la méditerranée.
Interview !

Espace Manager: Etant vice président de la Banque Européenne de l’Investissement (BEI), veuillez nous présenter en quelques mots votre banque ?
 
M. De Fontaine Vive: La BEI est une banque qui appartient aux 27 Pays de l’union européenne et a pour objectif de soutenir la croissance des pays européens mais également les pays qui sont importants pour les politiques européennes en particulier les voisins de l’Europe en l’occurrence la méditerranée.

Espace Manager:
Quels sont les projets de la BEI en faveur de l’UPM ?

M. De Fontaine Vive:
Comme vous le savez dans le projet de l’UPM, il y a 6 axes prioritaires qui ont été retenus, et pour trois d’entre eux il a été demandé à la BEI de jouer le rôle de coordonnateur financier.

Il s’agit de la dépollution de la méditerranée, les autoroutes de la mer et le plan solaire, sur ces 3 projets nous avons un leadership financier à développer et puis il y a un 4ème sujet  sur lequel nous serons présents qui est le financement des PME et enfin nous sommes en train de participer à la constitution d’un réseau d’analyse économique et de formation professionnelle qui aurait son centre à Marseille.

Espace Manager: Est ce que vous pensez qu'il est du rôle des entrepreneurs de pousser les politiques à prendre les décisions ?

M. De Fontaine Vive: Il faut qu’il soit de l’intérêt de l’ensemble des populations de travailler ensemble de plus en plus. C’est avec cet esprit que nous avons réussi la construction européenne.
Nous avons commencé par un projet de charbon et d’acier, nous avons fait un autre qui était le nucléaire (Erratum), on en a fait un troisième l’agriculture etc.
Et ces projets que je viens de citer n’ont vu le jour que grâce à la volonté commune des chefs d’entreprises des secteurs en question qui ont poussé les politiques à aller vers cette voie.

Résultat de tout cela, dans un monde qui allait moins vite que celui d’aujourd’hui, nous sommes arrivés à un moment donné  au traité de Maastricht à avoir la même monnaie à avoir l’espace Schengen où on circule librement.

Espace Manager: Ne pensez-vous pas que le nord voudrait plus discuter de plan solaire plutôt que de libre circulation des hommes ?

M. De Fontaine Vive:
Il n’y a pas d’opposition à faire entre des projets concrets comme le plan solaire et des sujets plus politiques comme permettre le passage aux frontières sans visas à des gens , c’est  le même processus mais qui devient irréversible si on est totalement interdépendant.

Espace Manager: Etes vous favorable à la création d’une banque Méditerranéenne ?

M. De Fontaine Vive:
Ce fût une grande idée qui  a suscité énormément de débat entre 1995 et 2005 et la décision a été prise en 2006 de renforcer le bras financier de la BEI  à travers la facilité euro-méditerranéenne d’investissement et de partenariat (la FEMIP) plutôt que de faire maintenant une banque de la méditerranée.

Ce sujet pourrait revenir d’ici quelques années mais pour l’instant et jusqu’en 2013 ce n’est plus un sujet d’actualité.

Espace Manager: Quel est l’intérêt de l’Europe de construire l’UPM si ce n’est que de la solidarité ?

M. De Fontaine Vive:
C’est absolument faux, cette union repose sur la prise de conscience qu’une bonne partie des questions européennes sont des questions méditerranéennes.
A titre d’exemple, dans le domaine de l’énergie, l’Europe veut diversifier son approvisionnement en énergie pour ne pas dépendre de la Russie et la seule solution c’est de travailler avec l’Algérie, la Turquie, l’Egypte peut être un jour avec l’Irak et l’Iran dans un réseau commun.
C’est la même chose sur la chaîne de transport, sur la disponibilité de l’eau,  l’agriculteur etc.

Enfin, je peux vous assurer que pour des raisons différentes à l’origine, les deux rives ont un intérêt commun, que l’on devra structurer autour de quelques projets !

 

Propos recueillis par Mohamed-Hamza Lakhoua





Wikio !Facebook!Twitter!
Ecrire un commentaire
Nom:
Email:
 
Titre:
BBCode:
[b] [i] [u] [url] [quote] [code] [img] 
 
 
:D:):(:0:shock::confused:8):lol::x:P:oops::cry:
:evil::twisted::roll::wink::!::?::idea::arrow:
 
 

Rechercher sur EspaceManager