Néjib Chebbi : en 1990, le mouvement islamiste voulait imposer son agenda par la force

Néjib Chebbi : en 1990, le mouvement islamiste voulait imposer son agenda par la force

 

Ahmed Néjib Chebbi a déclaré, devant l’amicale des anciens parlementaires, vendredi 6 janvier, qu’il était « le premier homme politique à s’être félicité du changement du 7 novembre 1987. Vers 7 heures du matin, j’avais, sur France Inter, apporté mon soutien à Ben Ali, après avoir écouté sa déclaration ». En présence notamment de l’ancien premier ministre Hédi Baccouche et de l’ancien secrétaire général du RCD, son « ami » Abderrahim Zouari, le fondateur du PDP a révélé que dans la soirée de vendredi 6 novembre, il avait réuni le bureau du parti pour soutenir Ben Ali contre Sayah que Bourguiba devait nomme premier ministre. Parce que nous croyions que  le premier était plus démocrate que le second ».

Néji Chebbi a ensuite, expliqué comment le pouvoir avait viré vers le durcissement après l’occasion raté des législatives anticipées d’avril 1989. Sur cette question, il rejoint son « ami » Zouari pour faire endosser la responsabilité de l’échec de l’initiative d’un « front du acte national » au président du MDS de l’époque Ahmed Mestiri. C’est pourquoi, le pouvoir avait encouragé la présentation des listes « mauves », des islamistes pour stopper l’élan du parti d’Ahmed Mestiri. L’affaire de Bab Souika a fini par faire avorter tout un processus qu’on croyait bien parti. « J’avais moi-même vérifié les faits et le dossier était accablant pour les auteurs de cet attentat ». Il a précisé que le mouvement islamiste « avait opté pour l’affrontement direct contre le pouvoir de Ben Ali pour imposer son agenda politique a travers la mobilisation de la rue et avec les armes ». Il a souligné avoir appelé le Ghannouchi et consorts à ne pas tomber dans ce piège qui finirait par se renfermer sur eux. D’ailleurs, a-t-il conclu, de leur prison, certains dirigeants du mouvement islamiste m’avaient donné raison.

Devant une assistance formée essentiellement d’anciens responsables du RCD, Chebbi n’a pas manqué d’affirmer qu’ils étaient « des hommes d’état », citant enter autre la réforme structurelle et l’accord de partenariat avec l’Union européenne.

 

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