La Tunisie s’apprête à vivre des heures tumultueuses
Jeudi, 28 Juin 2012 22:27
Contrairement à ce qu'on veut véhiculer et nous faire croire, le différend entre la Présidence de la République et la Présidence du gouvernement n’a pas été réglé et la tension bat son plein.
Malgré les tentatives de réconciliation, le différend s’est accentué encore plus et le fossé ne cesse de se creuser entre Marzouki et Jebali. Ce différend ne date d'ailleurs pas d’hier. Bien avant le problème de l’extradition de Baghdadi Mahmoudi, les relations entre les deux hommes souffraient d’un manque de confiance et d’un déficit de communication énorme.
Ils en seraient même arrivés à rester de longs jours sans se parler à cause de ce qui est considéré par le Premier ministre, comme une ingérence du Président dans des affaires qui ne sont pas les siennes ou l'engagement du pays dans des décisions stratégiques, sans consulter le gouvernement. L’affaire Baghdadi Mahmoudi n’a fait que dévoiler au grand public cette mésentente entre les Présidents.
Comme si cela ne suffisait pas, le limogeage du gouverneur de la Banque centrale décidé par le Président provisoire, sans même informer le chef du gouvernement, conjugué à son refus de signer deux projets de loi relatifs à l'amendement de l'accord de création du FMI (Fonds monétaire international), sont venus aggraver la situation, surtout que Mustapha Kamel Nabli est finalement arrivé à convaincre Ennahdha de la qualité de son travail.
Le plus dangereux dans l’affaire, c’est que certains proches du Président essayent, semble-t-il, de le remonter contre Jebali, arrivant même à lui proposer de le limoger ou de démissionner. Alors que certains ministres et conseillers issus du CPR désapprouvent ses décisions (trois de ses conseillers ont déjà jeté l'éponge : Chaouki Abid, conseiller économique, Abdallah Kahlaoui, conseiller diplomatique et tout récemment Ayoub Massoudi, conseiller chargé de l’information.)
Parallèlement, quelques membres de l’entourage du Chef du Gouvernement, ainsi que quelques autres dans les milieux influents d’Ennahdha étudieraient toutes les éventualités pour neutraliser le «danger Marzouki», estimant que ce dernier a trahi ceux qui lui ont offert une occasion inespérée de devenir Président de la République avec un nombre de voix très limité.
L’éventualité de voir le groupe parlementaire d’Ennahdha préparer une motion pour la proposer à l‘Assemblée Constituante demandant la destitution de Marzouki, n'est pas exclue. Car il semblerait que certains clans nahdaouis seraient décidés à régler une bonne fois pour toutes ce qui semble devenir "le problème Marzouki".
Reste que cela peut s’avérer très dangereux non pas pour l’avenir de la coalition au pouvoir, mais aussi et surtout pour l’avenir du pays. Quoi qu'il en soit, les Tunisiens retiennent leur souffle pour les prochaines heures à venir.
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Commentaires
ki tokthor erriyas toghrok essfina
alors a 2 c'est deja la cata alors a trois c'est la beresina.
PRÉSIDENT, MINISTRES... TOUS incompétents...
MARZOUKI se fait alpaguer par JEBALI, qui lui même est bancroche!
je rends hommage solennel à COLUCHE, quand il clama un jour :
La moitié des hommes politiques sont bons à rien...et les autres sont prêts à tout!