
Il est clair que les tunisiens n'ont pas confiance à l’égard des journalistes et doutent de leur indépendance eu égard au passé peu glorieux de la profession sous Bourguiba et Ben Ali.
Une fois de plus les journalistes et les responsables de l'information en Tunisie ratent une occasion de se racheter auprès de l'opinion publique.
A l'issue d'une réunion qui a rassemblé 5 instances, à savoir le Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT), l'Instance Nationale pour la Réforme de l'Information et de la Communication (INRIC), le Syndicat tunisien des directeurs d'entreprises de presse, le Syndicat Général de la culture et de l’Information relevant de l’UGTT et l'Association des directeurs des journaux, un problème de taille s'est posé. Un problème qui remet en cause, encore une fois, l'indépendance de certains journalistes.
La réunion s'est pourtant soldée par un accord sur une position ou plutôt une déclaration commune émanant des 5 instances.
En effet, un projet de communiqué a été approuvé par toutes les structures et avait pour principales revendications de dénoncer les agressions répétées à l’encontre des journalistes de réprouver l’interdiction faite à ces derniers d’assurer la couverture des procès défendant la liberté de la presse en tant que droit fondamental. Et enfin il était question de demander au gouvernement d'assumer ses responsabilités et de donner des signes forts en faveur du renforcement de la liberté de la presse et d'expression.
Seulement voilà, certaines parties, semble-t-il politisées, ont apporté quelques modifications à la déclaration initiale.
Des changements et non des moindres ont donné au communiqué une tournure partisane. Dans la deuxième version, le mouvement Ennahdha a été expressément cité et contre lequel des accusations graves lui ont été portées.
Après avoir opéré à ces modifications, certaines parties ont essayé de convaincre les différentes instances de signer le nouveau communiqué commun qui comporte une déclaration des plus virulentes à l'encontre au parti Ennahdha qu'on accuse (sans preuves) d'avoir été derrière les agressions des journalistes !
Certains ont approuvé le communiqué d'autres se sont opposés catégoriquement à signer le papier. Ces derniers considèrent que la nouvelle version contient "des accusations graves et non fondées".
Pendant ce temps, la profession peine à assurer son indépendance, à se prescrire un espace sain et à s’affranchir de la dépendance économique et surtout politique.
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Commentaires
1) Les médias n'ont pas fait leur révolution. Certains continuent à mentir, a déformer la réalité et à utiliser la langue de bois? Il y a encore parmi eux des vestiges de l'ancien régime qu'ils ne veulent même pas dénoncer?
2) Ils n'ont pas compris que pour demander justice il faut changer les lois de l'ancien régime, que les islamistes ainsi que plusieurs médias utilisent aujourd'hui à leur avantage comme la liberté, l'appel de la loi....etc