Tunisie: ce qui s'est passé au meeting des réformistes du PDP


C'est à Sousse que se déroule les 28 et 29 avril 2012 le 1er meeting national du Mouvement réformateur du PDP qui s'est formé à la suite des
élections du 23 octobre 2011 qui ont vu le PDP subir une cuisante défaite électorale. L'objectif de ce mouvement étant de corriger la ligne politique du parti et de défendre la démocratie interne au sein du parti afin de construire une entité solide capable de participer positivement à la transition démocratique en Tunisie.

Plus de 200 militants sont venus de toutes les régions du pays mais également de l'étranger. Parmi eux de nombreux jeunes enthousiastes, mais également d'anciens cadres du PDP sans oublier la présence de 9 députés à l'Assemblée Constituante.

Il y a lieu de noter que 30 participants font partie du Comité Central nouvellement élu lors du dernier congrès du PDP et qui ont préféré geler leur activité au sein du PDP ce qui contredit les propos de Ahmed Nejib Chebbi qui avait affirmé la veille qu'il s'agissait "d'un groupe de perdants aux élections"!
Au cours de la séance inaugurale, il y a eu cinq interventions:

M. Med Hedi Hamda, un des fondateurs du PDP, qui a précisé que le dernier congrès du PDP n'avait pas terminé ses assises, notamment en ce qui concerne les différentes motions. Il a affirmé que le conflit avec la "direction historique du parti" était d'ordre politique à cause d'une déviation à 180% de la ligne politique du parti, de l'absence de démocratie interne et du refus de l'évaluation des causes d'échec du PDP lors des élections du 23 octobre 2011

Au nom des jeunes du PDP, Wassim Bouthouri a insisté sur le fait que ce mouvement n'était pas celui des perdants du dernier Congrès, étant donné qu'en dépit des nombreuses irrégularités ayant entaché les élections du parti, plus de 20% des membres du mouvement réformiste ont réussi à obtenir une place dans le nouveau comité central

Sous les applaudissements nourris de la salle, Wassim a déclaré que le moment était historique rappelant en quelque sens le congrès de Ksar Helal en mars 1934!

Au nom des femmes du PDP, Lamia Dridi remercie les 9 élus de la Constituante qui ont eu le courage de geler leur activité au sein du nouveau parti républicain
elle rappelle que le PDP de part ses positions équilibrées, avait toujours attiré de nombreux tunisiens et que malheureusement après le 14 janvier 2011 il a adopté une attitude d'exclusion. Elle insiste sur la nécessité de créer un courant centriste qui joue un rôle constructif dans la vie politique tunisienne

Mehdi Ben Gharbia quand à lui insiste sur la lourde responsabilité qui incombe à tous les présents. Il rappelle que le conflit au sein du PDP est d'ordre politique entre d'une part des personnes qui cherchent à faire chuter le gouvernement pour accéder coûte que coûte au pouvoir et des personnes qui pensent avant tout à l'intérêt de la Tunisie

Enfin Mohamed Hamdi, figure emblématique du Mouvement, a insisté sur la volonté de réformer le Parti. Il a rappelé qu'avant le 14 janvier le PDP était le chef de file de l'opposition et qu'après le 14 janvier, ce parti avait perdu sa boussole politique. Il a également insisté sur l'absence de démocratie interne au sein du parti avec des décisions prises en dehors des structures légales, mais également sur l'expansion anarchique du parti qui a fait que dans certaines régions le nombre de votants pour le PDP était inférieur à celui des adhérents! Il a également insisté sur le fait que le rapport d'évaluation des causes d'échec du PDP en octobre 2011 ait été occulté par la direction du parti  et que la création du Mouvement réformateur était antérieure au dernier congrès lequel n'a fait que révéler au grand jour les profondes divisions au sein du parti.

Dans la soirée, il y a eu poursuite des travaux à huis clos afin de définir l'avenir du Courant réformateur; mais il était clair que la grande majorité des présents n'avait plus confiance en l'ancienne direction et qu'on allait s'acheminer vers la scission.

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Commentaires 

#3 YASSINE 29-04-2012 19:06
على إثر ما تم ترويجه إعلاميا من أنباء حول "إنسحاب الحزب الديمقراطي التقدمي من الحزب الجمهوري" فإن الحزب الجمهوري يؤكد بأن ما يتم تداوله خال من الدقة و بأن أغلب المنتخبين عن الحزب الديمقراطي التقدمي ملتزمون بقرار التوحد و بما أسفر عنه مؤتمرهم الأخير في سوسة أيام 8 و 9 أفريل و بأن المنسحبين هم في الحقيقة مجموعة منشقة تمثل جزءا من الحزب الديمقراطي التقدمي سابقا و تضم نوابا في المجلس التأسيسي و بعض المنتمين للمكتب السياسي القديم.
و سوف ينشر الحزب في وقت لاحق بيانا صحفيا مطولا يشرح فيه ملابسات الإنفصال و الجهود التي تم بذلها لتقريب الكتلة المنشقة من الحزب و ما عرض عليهم من تسويات سياسية.
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#2 Habib 29-04-2012 14:52
Depuis le 14 janvier 2011, le PDP, en tant que parti de gauche, n'a fait que prendre des décisions et mesures gauches. Malgré leur militantisme historique, ses leaders, ont fait montre ces derniers temps, d'une immaturité politique, sans commune mesure. Ainsi, se sont-ils lancés dans une course acharnée, tout simplement pour être au devant de la scène médiatique, sans toutefois être en mesure de convaincre, quand il s'agit de débattre d'un sujet d'actualité. Pour combler à ce déficit communicationne l, ils font de la troïka, notamment à la TV, le menu principal de leur plat-eau. Les accusations, aussi justifiées soient-elles, ne tourneront jamais à leur profit...Les tunisiens qui s'intéressent au débat politique, ne sont pas faciles à duper, surtout quand il s'agit d'un parti qui ne cesse d'inventer le pied sur lequel, il voudrait danser... Fondre un parti enraciné dans l'esprit de milliers de militants, dans un parti, nouvellement créé, quoique respectable, ne relève que d'une perte de pédales, et de l'assassinat d'une entité, qu'est le PDP.
Le PDP, n'a pas enregistré des résultats honorables, ni même satisfaisants aux élections du 23 octobre 2011, certes, mais le minimum de rationalité exige qu'il procède immédiatement à son autocritique, et se décider de jouer le rôle d'une opposition régulatrice, susceptible de lui garantir la place méritée, sur l'échiquier politique, tout comme pour les autres partis politiques d'opposition d'ailleurs. Le parti républicain est digne de respect, mais le PDP, n'est plus...A moins qu'il soit ressuscité, par ses militants, parmi la jeunesse, qui se refuse à aucun moment de porter une veste à l'envers, tout en restant fidèles aux principes fondamentaux et directeurs du parti, dussent-ils lui rendre son éclat. L'homme politique, ne doit pas suivre le vent, au risque de l'emporter, mais plutôt inventer des pares-vent et avancer en toute quiétude, honnêteté et vigilance.
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#1 Hanen 29-04-2012 14:41
ils se sont rendu compte que les Chebbi ont tué leur parti. Je souhaite seulement que MAYA JERIBI s'aligne à eux
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