Pour une presse libre mais responsable !

Qu’il soit écrit ou audiovisuel, public ou privé, un média est censé être un objecteur de conscience véhiculant les nobles vertus de la morale et du respect. Mais en cette journée de fête internationale de la presse, il faut avouer qu’en 

Tunisie, certains de nos moyens d’information de masse semblent être à mille lieues de ces vertus cardinales.

Ainsi, depuis la révolution calomnies, maladresses, dérapages, règlements de comptes… sont devenus malheureusement le sport favori de certains de nos médias, qui n’ont pas hésité à se transformer en projets politiques et qui ne ratent plus aucune occasion pour tirer à boulets rouges sur le concurrent et le discréditer, à tort ou à raison, auprès de l’opinion publique.

En cette période de démocratie fragile que notre pays traverse, le quatrième pouvoir, au lieu de faire de la liberté d’expression un bon usage, en faisant preuve de responsabilité et de retenue, se livre parfois à des jeux dangereux dont les conséquences peuvent se révéler graves pour l’avenir et la stabilité de notre pays.

Naturellement, par la faute de certains médias et journalistes irresponsables, une ambiance pourrie s’est installée, ne faisant qu’attiser davantage la discorde, la haine et envenimer encore plus la période fragile que nous traversons.

Il est vraiment temps que les journalistes, les vraies, nettoient eux mêmes les Ecuries d’Augias et assainissent leur métier.

Il est aussi grand temps pour la grande famille médiatique de s’unir sur un projet commun pour une presse libre, objective et responsable qui ne cherche que les intérêts du pays, sans se mêler au jeu politique. 

Mohamed Hamza Lakhoua