Sihem Ben Sedrine : « il y a eu spoliations envers les juifs et massacre de noirs » en Tunisie !

Sihem Ben Sedrine : « il y a eu spoliations envers  les juifs et massacre de noirs » en Tunisie !

 

En 1967, il y a eu des violations terribles, des viols de femmes, des spoliations envers les juifs, on a sorti des gens de leurs maisons, il y a eu des crimes. Après, on a eu la déclaration de Bourguiba qui a dit « je ne veux pas qu'on touche à un cheveu d'un juif ». C'était un peu tard. Les débordements ont duré des jours et des jours et l'État a laissé faire... Il y a eu des massacres, à petite échelle, de Noirs. L'État a laissé faire et a laissé dans l'impunité les auteurs de ces crimes. Il est coupable de négligence », a déclaré la présidente de l’Instance vérité et Dignité Sihem Ben Sedrine dans une interview publiée dans le journal électronique « le Point Afrique Fr ».

Parlant de la corruption, elle a expliqué « qu’avant, l'État était fort. Le partage du gâteau se faisait en présence du parrain. Il ne laissait pas faire les choses. Quand l'État s'est affaissé et que l'État nouveau n'a pas les moyens d'appliquer sa loi, c'est alors la loi de la jungle. C'est le plus fort qui gagne. Celui qui a réussi à acheter tel député, tel maire. Nous sommes dans cette configuration. Nous avons des dossiers sur tous ces cas de figure ». Elle a ajouté qu’une « nouvelle nomenklatura a émergé après la révolution et ils sont en train de se partager le gâteau et même les biens confisqués ».

Ben Sedrine a évoqué le cas de l’homme d’affaires Chafik Jarraya qui « dit clairement qu’il a tout acheté, les journalistes, et il en est fier ! Il n'y a aucune poursuite judiciaire contre lui ». Chose «  terrible », a-t-elle souligné…

La présidente de l’IVD pense que  le pays est fracturé « en mille morceaux. Ça ne se voit pas, mais elle est fracturée entre ses régions, elle coupée en deux entre l'est et l'ouest. Elle est fracturée dans ses familles politiques ». Elle fustige « le paysage médiatique hérité de l'ancien régime, mais qui est encore pire que l'ancien. L'ancien était motivé par des objectifs politiques. Maintenant, on a en plus la mafia qui a pris en otages ces médias, qui ont tout acheté ou presque ». Elle a expliqué que les campagne de dénigrement contre l’IVD et particulièrement contre sa personne est l’œuvre du « petit groupe des « 42 » qui ont été limogés. Ils constituent le noyau dur, qui aujourd'hui est à l'origine de tout ce que vous voyez comme mafia dans le pays. Ce sont eux qui achètent la justice, qui essayent d'influencer la police, qui ont les machines de désinformation, qui donnent les infos à ces petits journaleux achetés qui font exactement ce qu'on leur demande ».

Lire l'interview de sa source:

http://afrique.lepoint.fr/actualites/sihem-ben-sedrine-la-reconciliation...

Commentaires

  • Soumis par BOUGUERRA LARBI le 23 Novembre, 2016 - 09:27
    Un de mes anciens condisciples noir, hélas décédé, à Bizerte a fini sa carrière dans l'armée avec le grade de général. Cette dame doit donner des dates et des lieux pour les faits qu'elle évoque! Attention à votre français: le pays est masculin. Donc, on ne doit pas le féminiser comme en arabe! "Elle" est fracturée vous écrivez. Non. Non. IL est fracturée etc...

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