Tunis: 46 arrestations et 7 policiers blessés dans les violences nocturnes

Des groupes d'assaillants, dont des salafistes, se sont affrontés avec les forces de l'ordre dans plusieurs endroits du Grand-Tunis dans la nuit d’hier, et ont attaqué des locaux administratifs dont des postes de police.

Selon le ministère de l’Intérieur, 46 arrestations ont eu lieu alors que sept policiers ont été légèrement blessés dans ces violences nocturnes, provoquées par des groupes "mixtes" mêlant salafistes et malfaiteurs, qui se sont rassemblés en soirée en plusieurs lieux de la capitale, a précisé le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Khaled Tarrouche.

Rappelons que des locaux du Tribunal de Première instance Tunis 2 de Sejoumi ont été incendiés et pillés, des affrontements ont eu lieu à La Marsa, Carthage Birsa, au Kram, où les assaillants ont été repoussés à coup de gaz lacrymogènes.

A Sejoumi, le bureau du procureur au sein du tribunal a été totalement incendié, ainsi qu'un camion de la Protection civile brûlé au milieu de la rue.

Dans une déclaration à l’AFP, le procureur de la République, Amor Ben Mansour a précisé qu’"un groupe de criminels a attaqué le tribunal vers 22H00, causant beaucoup de destructions, et des ordinateurs ont été volés. (…)", ajoutant que "des citoyens s'étaient mobilisés pour défendre le tribunal".

Sur les ondes de la radio Shems FM, le ministre de la Justice, Nourredine Bhiri a dénoncé "un acte terroriste" et promis que les coupables allaient "payer cher".

Les violences ont également touché les cités populaires d'Ettadhamen et Intilaka.

"Le fait que les violences aient éclaté en plusieurs endroits au même moment laisse à penser que c'était organisé", a notamment déclaré M. Tarrouche en soulignant qu'une enquête avait été ouverte. "Les forces de l'ordre sont présentes dans tous les foyers d'incidents et n'admettront aucun acte de violence", a-t-il ajouté.

Espace Manager