Tunisie: Quand des syndicats défendent l’indéfendable !

Si l'on regarde bien la définition de syndicat, c’est "une association qui regroupe des personnes physiques ou morales pour la défense ou la gestion d'intérêts communs". Clair comme l’eau de roche, sauf pour certains

de nos syndicats qui s’escriment à défendre l’indéfendable, à savoir des causes non seulement irréfléchies et surtout perdues d’avance.

En cette Tunisie post-révolutionnaire, les exemples  abondent ! Tel le Syndicat de la Direction des Prisons et de la Rééducation qui "intime" l’ordre au Big Boss de la Maison de revenir sur une décision… Cette décision est pourtant des plus logiques, puisqu’elle sommait certains salariés à rejoindre leurs lieux de travail !!!!!

Le syndicat a réfuté la décision "directoriale" jugée "abusive", et demande donc que le  chômage des quinze agents se prolonge et demeure grassement payé… par qui ? Devinez, c’est tout simple…

Autre "Maison" sous les feux de la rampe, notre chère TV nationale… ça a rué dans les brancards quand certaines personnalités politiques ont parlé de privatisation…. Mais encore faut-il que ceux qui y œuvrent puissent justifier le maintien de son statut public … Et ce n’est pas avec une masse de salaires énorme dont une bonne partie pour des "ombres"…

Et si les Syndicats de la Maison TV ou Radios nationales osaient fouiller dans la longue liste de personnes "au foyer" et toujours émargeant en cette maison et les dénoncer en public ? "Au foyer" et là on parle de tous sexes confondus !  Ces syndicats gagneraientt surement en crédibilité s’ils nettoyaient d’abord devant leurs locaux avant de chercher à faire "ce même service" chez d’autres via des émissions ….

Le problème concerne d’autres types de médias où l'absentéisme est roi, mais toujours payé rubis sur ongle…. La Snipe (et ses fleurons  La Presse et Essahafa) peut s’enorgueillir d’être parmi les meilleurs payeurs pour ses "salariés" éternellement aux abonnés absents….

Pire encore, certains n’ont pas froid aux yeux de s’illustrer sur des plateaux TV,  ou sur des chaînes de radios en tant que consultants et animateurs, et donc royalement payés par les patrons de ces chaînes. Et leurs salaires ( du rezk el bilik) continuent d’être versés, alors que cela fait des mois que leurs collègues de la presse écrite n’ont de nouvelles d’eux… qu’en suivant leurs fracassantes prises de position sur les écrans ou par ondes hertziennes… Et encore une fois, la Snipe employeur de ces "fines gâchettes" est organisme public…. Et qui paient donc réellement ces "Héros de la plume et du micro" ? Devinez, c’est tout simple…

Double emploi parfois même triple emploi, alors que la liste des chômeurs s’allonge inexorablement. Et dire que certains de ces "Héros de la plume et du micro" viennent nous rabattre les oreilles par LEURS solutions pour juguler le chômage grimpant…

Certains syndicats devraient bien regarder à deux fois avant de défendre l’indéfendable et les indéfendables…. Ils pullulent !

Noureddine HAMDI