"150 DT pour relire un mémoire": Le Pr Néji Bouslama s'indigne contre une pratique "dégoûtante"

"150 DT pour relire un mémoire": Le Pr Néji Bouslama s'indigne contre une pratique "dégoûtante"

 

Dans un message publié sur son compte Facebook Néji Bouslama, professeur universitaire lance un cri d'alarme sur une pratique "dégoutante" qui gangrène le système éducatif et qui n'honore vraiment pas le métier d'enseignant.

Sollicité par ses anciennes élèves pour lire et corriger ensemble un mémoire, le professeur découvre, avec stupéfaction, des pratiques bassement mercantiles de certains de ses collègues. Ces derniers acceptent de lire des mémoires pour des sommes allant de 80 à 150 dinars. 

"La honte poursuivra ce genre « d’enseignant », des mercenaires, des « pernicieux », des « dégoûtants » de l’éducation...les bébés, les adolescents, les adultes, personne n’est épargnée. Les 23 ans de règne d’un certain Ben Ali ont eu raison de nous", conclut-il de façon sarcastique.

 

Votre commentaire

  • Soumis par Habib Mellakh le 14 Mars, 2019 - 18:16
    @ Si Neji Bouslama les enseignantes qui lisent le mémoire moyennant rémunération sont-elles les encadrantes ou d'autres enseignantes qui se font rémunérer pour rédiger les mémoires des étudiants ? Dans tous les cas de figure, c'est gravissime. Il faut briser la loi du silence , demander à ce que l'administration de votre institution fasse une enquête, encourager les étudiants à parler. si c'est vrai c'est un cas de corruption avérée. L'ATDVU ( Association tunisienne de défense des valeurs universitaires) que je préside et qui qui a récemment organisé une journée d'études à la faculté des sciences humaines et sociales de Tunis sur les suspicions de corruption dans le milieu universitaire tunisien est prête à s'impliquer si elle saisie et qu'on lui présente un dossier solide qui prouve le bien fondé des accusations.
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