
L’événement manqué de ce remaniement tant attendu et maintes fois reporté met à jour les faiblesses, le manque de maturité, le manque de vision et l’irresponsabilité de notre classe politique tant au sérail qu’à l’opposition et démontre qu’elle navigue à contre courant des préoccupation du peuple et de l’intérêt suprême du pays et n’a hélas aucun respect pour les millions de Tunisiens qui ont voté et rêvé de lendemains enchanteurs et qui se réveillent sur ce scénario cauchemardesque de division de haine et d’appauvrissement.
L’émotion suscitée par la prolifération des mausolées incendiés , la précarité qui touche de plus en plus de Tunisiens , les agressions répétées contre les journalistes et les figures de la société civile dont la dernière de Mr Abdefattah Mourou , le danger extrémiste ,la banalisation de la violence, la crise économique et le nouvel endoctrinement qui menace notre Tunisianité comme spécificité identitaire doivent servir d’ actes fondateurs pour une mobilisation de toutes les forces vives du pays et de toutes les sensibilités pour faire face aux ennemis de la Démocratie qu’ils soient de l’intérieur ou de l’extérieur et pour montrer aux Tunisiens et au monde que les élites politiques sont capables de faire prévaloir l’intérêt national avant leurs intérêts partisans .
C’est l’occasion rêvée pour l’invité de la Kasbah de faire son mea culpa, revoir sa copie et tendre la main à ses adversaires d’opinion et pour l’opposition de démontrer qu’elle est porteuse de projets et d’idées et que sur un programme de sortie de crise, de préservation de la paix civile et de défense de l’unité nationale, elle est volontaire pour apporter sa contribution et prêter mains fortes au gouvernement face aux ennemis communs : pauvreté ,extrémisme et division.
La volonté d’en découdre se manifeste de plus en plus dans le discours et les intentions du sérail qui veut élargir le cercle du pouvoir à toutes les composantes politiques , comme en témoigne la proposition à Mr Néjib Chebbi pour le poste le MAE, de ses suiveurs et dans celui de certains élus indépendants de l’ANC prêts à enterrer la hache de guerre et les partis d’opposition et les leaders d’opinion sont acculés à moins radicaliser leurs positions et accepter la main tendue pour montrer que face à la crise et aux ennemis du peuple et de la démocratie , la classe politique , toutes tendances confondues peut se montrer responsable, unie, solidaire et crier d’une seule et unique voix : TAHYA TOUNESS.
Jalel Jeddi