Quand « Le Canard Enchainé » épingle Kais Saied pour ses « incohérences»

Quand « Le Canard Enchainé » épingle Kais Saied pour ses « incohérences»

Le Canard Enchainé a consacré, dans son numéro 5213 du mercredi 07 Octobre 2020, un article au président de la République Kais Saied, surnommé « Robocop », qui « s’est vendu comme un conservateur éclairé », selon la Palmipède parisien. Mais, « ce n’est pas vraiment le cas » ajoute le journal. Car, « il se fait allumer par certains de ses soutiens ».

L’article signé Anne-Sophie Mercier, évoque sa position contre l’égalité successorale, « le débat lancé par son prédécesseur( Béji Caid Essebsi), peu de temps avant sa mort, ne fallait-il pas aller jusqu’au bout du projet de Bourguiba sur l’émancipation de la femme tunisienne et en finir avec cette inégalité d’un autre âge? »

La journaliste explique comment avec « une pincée de charia et une cuillerée de progressisme, le tour est joué » pour Saied. Et elle ajoute que « dépourvu de troupes, il a peut-être sous-estimé l’agressivité d’Ennahdha… Son chef Rached Ghannouchi, élu à la tête de l’Assemblée, est devenu peu à peu un président bis. Multiples prises de position, en particulier sur le très sensible dossier libyen visite en Turquie, en France où il est reçu par Gérard Larcher deuxième personnage de l’Etat. La diplomatie est pourtant la prérogative du Président.

Kais Saied aussi formaliste que peu expérimenté, a mis les choses au point, raide comme un piquet : « il n’y a qu’un seul président en Tunisie ». Pas de quoi effrayer Ghannouchi, un « modéré » qui a des mots sans excessive dureté sur Daesh, représentant de « l’Islam en colère »

« Ghannouchi, précise le Palmipède, a une autre arme, Al Karma auquel il confie les basses besognes, les insultes et la déstabilisation de la vie politique »…

Face à ces coups de butoir, « Robocop » lance d’incohérentes diatribes, dénonçant d’un air entendu les « cabinets noirs » et « ceux qui se jettent dans les bras du sionisme »…

 Lors d’un conseil de sécurité intérieure consacré au Covid, le voilà qui se fait l’écho de la colère populaire après une série de meurtres, réclamant le rétablissement de la peine de mort qui fait pourtant l’objet d’un moratoire depuis…1991.

…Quand un député islamiste (Seifeddine Makhlouf) a craché sur la très populaire députée de Tunis Abir Moussi sous prétexte qu’elle ne respectait pas les hommes, « Robocop » a regardé ailleurs. Impassible »

Votre commentaire