Samah Damak et Fatma Mseddi font état d'”irrégularités”, et menacent de saisir la justice

Samah Damak et Fatma Mseddi font état d'”irrégularités”, et  menacent de saisir la justice

 

Samah Damak, membre de l’instance constitutive du parti Nidaa Tounes et députée de la circonscription électorale de Sfax 1, a fait état d’irrégularités lors du congrès du parti portant principalement sur des retraits non reconnus, l’inscription de la plupart des candidats de Sfax comme représentants des Tunisiens à l’étranger et la remise de plusieurs adhésions au-delà des délais légaux de la tenue du congrès.

Lors d’une conférence de presse tenue mercredi soir à Sfax, Damak a indiqué que d’autres irrégularités avaient également été enregistrées, dont elle a rendu responsable la présidente du congrès Samira Belkadhi, telles que la manipulation du vote tard dans la nuit, l’absence d’isoloirs, l’opacité dans les procédures des recours, la délocalisation du lieu de déroulement du congrès de la ville de Monastir à la capitale sans préavis.

“Des recours avaient été introduits par le biais d’un huissier notaire pour enquêter sur ces violations, mais le comité directeur les a rejetés”, a-t-elle ajouté, appelant à l’application de la loi et l’examen de la possibilité d’organiser un nouveau congrès si nécessaire.

Pour sa part, Fatima Mssedi, députée de Nidaa Tounes pour Sfax 2, a qualifié de “très honteuses” les irrégularités relevées lors du congrès. “Le congrès devait dégager une ligne politique claire qui reflète la politique de l’Etat, mais les débats n’ont pas soulevé une question essentielle évoquée par un grand nombre de congressistes, celle de l’islam politique et la séparation de la religion et de la politique”, a-t-elle affirmé.

Elle a souligné qu’il y avait “des personnes suspectes qui voulaient représenter Sfax au Comité central du parti Nedaa Tounes et que des recours ont été formulés à leur encontre, sans être vérifiés par la présidente du congrès”, a-t-elle indiqué.

Elle a conclu qu’il “existe des gangs qui veulent reprendre en main le parti de Nidaa Tounes et mettre en péril le processus démocratique dans le pays”, faisant planer la menace de saisir le tribunal administratif afin de contester la légitimité du congrès, sa transparence et les résultats de l’élection de l’instance politique.

Pour sa part, le coordinateur régional du parti de Nidaa Tounes à Sfax 2, Wajih Saffar a déclaré que le récent congrès a voulu créer une “dissension dans les rangs des représentants” de Sfax au sein du Comité central du parti et que la région soit le “bouc émissaire”, alors qu’elle “espérait être active dans les travaux du congrès qui concerne tous les Tunisiens et pas seulement la région de Sfax”.

Un autre membre de la commission juridique du parti, Ines Ben Nasr, a déclaré mardi à l’agence TAP qu’elle saisira le tribunal administratif pour invalider le congrès en raison des “nombreuses irrégularités juridiques qui ont affecté les travaux dès le début”.

Le Comité central de Nidaa Tounes qui a été élu lundi dernier à Monastir, a entériné lors de sa réunion de mardi après-midi dans la banlieue nord de la capitale, la liste des membres du bureau politique composé de 32 membres, rappelle-t-on.

La présidente du congrès Samira Belkadhi a affirmé que l’élection de la nouvelle instance politique du parti s’est déroulée après la présentation de deux listes dont une a été invalidée et l’admission de la deuxième liste consensuelle.

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