La haine dans le football: Un danger pour l’unité des peuples

Le football est souvent présenté comme un langage universel, capable de rapprocher et de rassembler des millions de personnes au-delà des frontières, des cultures et des différences sociales.
Pourtant, ce sport populaire est de plus en plus détourné de sa vocation première pour devenir un terrain d’expression de la haine, de la violence, des tensions et même du racisme, mettant ainsi en péril la cohésion entre les peuples. Ce constat s’est malheureusement encore une fois vérifié pendant la Coupe d’Afrique des Nations 2025.
Pourtant au niveau de l’organisation, le Maroc a tout mis en œuvre, en tant que pays hôte, pour que cette CAN 2025 soit une fête inclusive et pacifique. Mais c’était sans compter avec les esprits malintentionnés qui se sont servis de certaines erreurs d’arbitrage ou de quelques entraineurs irresponsables qui ont jeté leur échecs sur l’extra sportif, pour alimenter les tensions entre les pays frères et amis, via les réseau sociaux et les médias orientés.
Dans certains matchs, les chants haineux, les insultes et les comportements violents n’ont pas été des faits isolés. Ils ont traduit un malaise plus profond et une grande manipulation où le football sert de prétexte à l’expression de frustrations sociales, politiques ou identitaires.
Derrière les couleurs d’une nation, certains supporters ont oublié les valeurs fondamentales du sport pour nourrir un sentiment de rejet de l’autre. Cette haine ne se limite pas aux tribunes. Les réseaux sociaux ont amplifié ces discours violents, ciblant, non seulement joueurs, arbitres et supporters adverses, mais aussi des pays, avec leurs symboles ou régimes.
Certains footballeurs et entraineurs sont eux même devenus des symboles sur lesquels se sont cristallisées des tensions liées à l’origine ou à la nationalité. Ce climat délétère a contribué à banaliser la violence verbale et, parfois, la violence physique lors de la triste fin de la finale entre le Maroc et le Sénégal.
Bagarres, grossièretés, insultes, gestes déplacés… le sublime stade Moulay Abdellah de Rabat s’est malheureusement transformé en un théâtre de comportements choquants qui font honte à l’Afrique et à son football.
Censée être un sommet, une grande fête du football africain, la finale de la CAN entre le Maroc et le Sénégal s’est malheureusement transformée en un match tendu, suite à des décisions arbitrales largement contestées, au point de dénaturer le jeu, faisant voler aux éclats tout ce qu'il y a de fondamental dans le sport roi. A savoir le fair play, le respect, la tolérance.
Valeur-clé promue par toutes les fédérations, le respect dans le football englobe le respect des règles, des arbitres, des adversaires, des coéquipiers, du matériel, des supporters et de l'esprit sportif (fair-play). Il s'agit de faire du football un sport positif, une source de joie et même un vecteur d'éducation sociale.
D'ailleurs, la Confédération Africaine de Football (CAF) n'a pas attendu longtemps pour condamner ces comportements. Dans un comlmuniqué rendu public, la plus grande instance du foot africain a officiellement condamné ce lundi les comportements jugés "inacceptables survenus la veille à Rabat lors de la finale de la CAN 2025 opposant le pays hôte au Sénégal".
Saisie dès la fin de la rencontre, la commission de discipline de la CAF jure qu’elle procéderait à l’examen minutieux des images et rapports de match. L’objectif étant d’identifier les responsables de ces débordements afin de soumettre le dossier aux instances compétentes pour des mesures disciplinaires fermes.
Cette réaction rapide et salutaire de la CAF souligne une certaine volonté de préserver l'image du football africain et de garantir le respect strict de l'esprit de jeu, mais aussi du corps arbitral, pilier essentiel de l'intégrité du jeu.
Kaïs Ben Mrad
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