La Tunisie risque de payer cher la facture de la guerre contre l’Iran et le Liban

Depuis le début des hostilités au Moyen-Orient, « le prix du Brent a grimpé de 35% jusqu’au 9 mars, et le TTF néerlandais, référence européenne du gaz naturel, a bondi de 75%. Par ailleurs, certains marchés de produits pétroliers ont été particulièrement touchés, notamment ceux du diesel et du kérosène », selon une note de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) publiée mardi.
En tant que pays importateur du pétrole, la Tunisie risque de payer cher la facture de la guerre contre l’Iran et le Liban, dans la mesure où ce conflit a entrainé une forte hausse des prix de l’or noir, des risques de perturbations de l’approvisionnement en énergie, et de la menace sur le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 25% du commerce mondial de pétrole par voie maritime.
Interrogé par l’agence TAP, l’expert-comptable Anis Wahabi met en garde contre l’impact direct de cette crise sur les finances du pays. « L’augmentation des prix du pétrole entraînera mécaniquement une hausse de la facture énergétique nationale, surtout si cette situation perdure », a-t-il expliqué. Une telle persistance risquerait de creuser davantage le déficit commercial et de peser sur les réserves de devises, fragilisant un peu plus une économie tunisienne déjà sous tension.
Votre commentaire