L’Administration, éternel casse-tête des Tunisiens

Une enquête d’opinion menée par le ministère chargé de la Réforme administrative a confirmé une donne : les Tunisiens sont toujours aussi mécontents des prestations administratives.

Le Tunisien est-il satisfait des prestations administratives ? L’enquête d’opinion menée par le ministère chargé de la Réforme administrative ne laisse plus aucun doute quant aux défaillances et insuffisances de l’Administration.

Bien que le ministère chargé de la Réforme administrative ne chiffre pas l’enquête menée auprès des populations, le constat dressé illustre à lui seul et corrobore cette insatisfaction "légendaire" de la population vis-à-vis des prestations administratives.

Principales tares, la qualité d’accueil, de l’accès aux renseignements administratifs, du respect des délais et de la relation avec les usagers de l’administration.

Ces tares n’obéissent à aucun classement bien que la qualité des services rendus, manque d’efficacité notamment dans les municipalités et la Caisse Nationale d’Assurance-maladie (CNAM), premières "cibles" des mécontents. Puis viennent les hôpitaux, les services postaux, les postes de police, les recettes de finances, la Société Tunisienne de l’Electricité et du Gaz (STEG) et les universités.

Dans son "rapport", la direction générale des réformes et prospectives administratives, recense les problématiques auxquelles est confronté le citoyen lorsqu’il a affaire avec l’administration, et défini les priorités du programme de la réforme administrative.

Les résultats de cette enquête d’opinion ne nous apprennent rien de nouveau dans la mesure où les personnes interrogées se sont plaintes de l’encombrement, de la complexité des procédures, de la qualité d’accueil et des informations fournies, de la corruption et de la malversation, de la paperasserie administrative, de la centralisation, de la médiocrité des services dans les régions, du manque de coordination, du manque de discipline des fonctionnaires ainsi que leur indifférence et leur laxisme…

Autant de dysfonctionnements qui nécessitent de saisir le problème à bras le corps si on veut parler de réforme !