Le Harak du 25 juillet revendique « la plupart des sièges au prochain parlement »

 Le Harak du 25 juillet revendique « la plupart des sièges au prochain parlement »

Le Harak du 25 juillet a revendiqué la victoire aux élections législatives dont le second tour a eu lieu le 29 janvier 2023.

Selon le porte-parole de ce mouvement Mahmoud Ben Mabrouk, le Harak a remporté la plupart des sièges au parlement avec plus de 80 députés, précisant que l’annonce des noms et du nombre des députés ayant remporté les élections est prévue après la date des recours déposés contre les résultats du second tour des législatives.

Lors d’une conférence de presse, mercredi, à Tunis, Ben Mabrouk a souligné que le prochain parlement est “parfaitement indépendant”. “Il choisira son président sans l’intervention d’aucune partie politique”, a-t-il affirmé.
“Aucune intervention n’a été tentée par le président de la République, Kaïs Saïed, au sujet de la présidence du parlement”, a-t-il dit, saluant la dernière nomination d’un militaire à la tête du ministère de l’Agriculture.

Il a, sur un autre plan, évoqué les questions de l’envoi des jeunes dans les zones des conflits et le flux de la migration irrégulière qu’a connu le pays l’année dernière, accusant le mouvement Ennahdha et “le Front de Salut” d’alimenter les tensions pour saboter le référendum et les élections.

“Malgré toutes les tentatives visant à perturber le processus lancé par le président de la République, celui-ci a été parachevé et a réalisé ses objectifs”, a-t-il dit, critiquant le harcèlement exercé par les gouverneurs sur les membres des coordinations régionales du mouvement.

De son côté, le secrétaire général adjoint du Harak chargé des affaires politiques, Hatem Yahyaoui, a indiqué que les coordinations du mouvement dans les régions subissent du harcèlement dans l’objectif de les détourner de leur appartenance au Harak.
“Le mouvement est ouvert à tous ceux qui souhaitent rejoindre son bloc parlementaire”, a-t-il ajouté, soulignant que le Harak du 25 juillet continuera de soutenir le chef de l’Etat tant que celui-ci s’engage à servir le processus national et ses objectifs.

Pour sa part, Séjiâ Bdida, vice-secrétaire générale du Harak, a déclaré que le mouvement a aujourd’hui remporté la confiance des Tunisiens et a réussi à s’imposer malgré les difficultés rencontrés, rappelant que le projet du mouvement est axé sur le principe de la reddition des comptes ainsi que sur le suivi des affaires de corruption et de l’envoi des jeunes vers les zones de conflits.

Et de préciser: le Harak du 25 juillet va lancer “un dialogue régional” avec les pays frères dont, en premier lieu, l’Egypte et l’Algérie, en œuvrant à appuyer la diplomatie parlementaire et à se tenir à l’écart des tiraillements politiques.
Le mouvement va œuvrer, également, à amender la loi électorale, notamment l’annulation des parrainages dans la candidature aux élections législatives, a-t-elle encore souligné.

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