Visa-USA: caution financière jusqu’à 15 000 dollars aux ressortissants de 25 nouveaux pays

L’administration du président américain Donald Trump a ajouté 25 nouveaux pays à la liste des États dont les ressortissants pourraient être tenus de verser une caution pouvant atteindre 15 000 dollars afin de déposer une demande d’entrée aux États-Unis.
La liste, publiée mardi sur le site du département d’État américain, concerne majoritairement des pays d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie du Sud, portant à 38 le nombre total de pays visés par cette mesure.
Selon le département d’État, la politique relative aux pays récemment ajoutés entrera en vigueur le 21 janvier courant.
Le Venezuela figure également sur la liste, après l’arrestation de son président, Nicolás Maduro, par les forces américaines en début de semaine, puis son transfert à New York.
Dans un communiqué publié sur son site internet, le département d’État précise que « tout ressortissant voyageant avec un passeport délivré par l’un de ces pays et jugé éligible à un visa B1/B2 devra verser une caution de 5 000, 10 000 ou 15 000 dollars », le montant étant déterminé lors de l’entretien consulaire.
Les demandeurs devront en outre accepter la condition de versement de la caution via la plateforme de paiement en ligne du département du Trésor américain.
Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’un programme pilote lancé en août dernier, qui comprenait une première liste de pays.
Le gouvernement américain affirme que ces cautions ont pour objectif de dissuader les visiteurs de dépasser la durée légale de leurs visas touristiques ou professionnels.
Depuis son retour au pouvoir en janvier 2025, Donald Trump a mis en œuvre une politique migratoire particulièrement restrictive, marquée par une vaste campagne d’expulsions, l’annulation de visas et de cartes vertes, ainsi que l’examen des publications sur les réseaux sociaux et des déclarations antérieures des migrants.
De nombreuses organisations de défense des droits humains ont dénoncé ces politiques migratoires et de voyage, estimant qu’elles portent atteinte aux garanties d’une procédure régulière et à la liberté d’expression.
Votre commentaire