Affaire Alicante : Les arrestations commencent

Affaire Alicante : Les arrestations commencent

Nouveau rebondissement ce vendredi dans l’affaire des Tunisiens qui ont acquis des biens immobiliers de haut standing dans la zone fort huppée de la Costa Blanca à Alicante en Espagne.

 Le procureur de la République auprès du Pôle judiciaire économique et financier a en effet décidé de placer en détention préventive quatre accusés impliqués dans cette affaire. Il s’agit de du principal inculpé, l’homme d’affaires- exportateur de poisson originaire de Kélibia, qui a joué le rôle de l’intermédiaire-facilitateur de l’achat par certains Tunisiens de résidences en Espagne, ainsi que deux frères, promoteurs immobiliers et d’un transitaire.  

 L’enquête au niveau de la Douane et de la justice qui se déroule depuis plus de deux mois dans la plus grande discrétion, a prouvé qu’une trentaine de Tunisiens (essentiellement des médecins, des avocats, des hommes d’affaires et des hauts fonctionnaires de l’Etat) ont bel et bien acquis des résidences luxueuses dans cette zone balnéaire sans passer par la Banque Centrale.

 Ils sont soupçonnés de blanchiment d’argent et de transfert illégal de capitaux vers l’étranger en violation de la loi sur les changes et les mouvements de capitaux.

Ce nombre pourrait augmenter en fonction  de la collaboration de l’’ambassade de Tunisie à Madrid, qui a été parait-il appelée à fournir à la justice la liste de Tunisiens ayant des cartes de séjour en Espagne.

Contrairement aux rumeurs, cette liste ne comporte pas, jusqu’à présent, d’hommes politiques.

L’origine de l’affaire a été initiée par les services de la police espagnole qui ont lancé, depuis quelques mois, une campagne de lutte contre le blanchiment d’argent et les narcotrafiquants. Elle s’est accélérée lorsqu’un Algérien a accusé un homme d’affaires tunisien, dont l’activité est basée sur l’exportation du poisson, de l’avoir arnaqué lorsqu’il est intervenu pour l’aider à acheter une résidence dans la zone de Costa Blanca à Alicante. L’arrestation de l’homme d’affaires dans sa résidence au Cap-Bon et la confiscation de ses ordinateurs, ainsi que de certains de ses documents auraient permis de remonter aux autres accusés.  

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