En Tunisie, on insulte le Prophète et ça passe comme une lettre à la poste !

 En Tunisie, on insulte le Prophète et ça passe comme une lettre à la poste !

Photo: L'avocat Mounir Bouatour

Par Oumar DIAGANA

S'il est un pays de par le monde où la notion de liberté d'expression est la plus mal utilisée, sinon la plus mal comprise, c'est bien la Tunisie. 

Depuis la fameuse révolution, l'on a assité à la disparition complète de la notion de peur du gendarme. Mais ce n'est pas que ça. Dans ce pays, on peut blasphémer et porter atteinte, de la plus cynique des manières, à la croyance de millions de fidèles, sans que cela ne soit un véritable problème.

Le paradoxe du Tunisien, c'est qu'il est devenu un très mauvais "hybride culturel" prêt à brader ses repères et références culturels et cultuels qu'il juge "archaïques" pour sembler plus "moderne" aux yeux du monde occidental. Cet Occident qui ne manque pourtant jamais l'occasion pour nous infantiliser et nous renvoyer à notre statut d'"indigènes". 

Depuis la révolution, disais-je, la parole s'est libérée, dans le bon comme dans le mauvais sens. Sinon comment expliquer que dans un pays musulman, l'on se permette, chaque fois que l'occasion se présente, de tirer à boulets rouges sur le Coran, sur le prophète, sur l'Islam...sans qu'on reçoive une volée de bois vert.

Le dernier en date n'est autre que la sortie nauséabonde de l'avocat Mounir Bouatour sur Facebook. Le type, qui n'hésite pas à afficher son homosexualité, se présente comme défenseur des droits des LGBTQ (sigle utilisé pour qualifier les communautés lesbienne, gay, bisexuelle, trans, intersexe et assimilées) même s’il est contesté au sein de cette communauté.

Dans un posting publié  sur sa page facebook (et retiré plus tard), Mounir Bouatour dont la candidature à la présidentielle passée a été balayée d'un revers de main, déverse toute sa haine sur le Prophète Mohamed (Paix et Salut sur lui)  le qualifiant de tous les noms d'oiseaux, des noms d'oiseaux que l'éthique nous défend de répéter ici, tellement les accusations sont basses et insolentes. 

Ce type est juste descendu dans les caniveaux pour nous ressasser des mensonges historiques doublés d’interprétations impétueuses qu'entretiennent certains islamophobes réputés et certaines sources chiites à mille lieues de la réalité. 

Comment peut-on laisser pondre de telles insanités dans un pays de culture arabo-islamique, le pays de la prestigieuse université islamique "Zitouna" et de Kairouan "la sacrée", et ce dans l'impunité la plus totale.Voilà tout le paradoxe de ce pays et de ses enfants dont l'arabo-islamité est pourtant inscrite dans le préambule de la Constitution.

Pourtant, aussi paradoxal que cela puisse parître, de telless insanités proférées contre le Prophète auraient suscité des réactions même dans les pays à tradition catholique ou judéo-chrétienne. Mais en Tunisie, cela passe comme une lettre à la poste.

N'est-il pas temps de prendre des mesures draconiennes pour contrer ces "violences" faites à notre intelligence, et à tout ce que nous avons de plus sacré.

Par Dr Oumar Diagana

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