Frappes de l’armée sioniste « les plus violentes » sur le Liban : 254 morts au moins

Frappes de l’armée sioniste « les plus violentes » sur le Liban :  254 morts au moins

L’armée d’occupation sioniste a mené ce mercredi 8 avril ses frappes les plus violentes sur le Liban depuis début mars. Celles-ci ont fait « au moins 112 morts et plus de 823 blessés », a annoncé le ministre de la Santé Rakan Nasreddine. En début de soirée, la Défense civile libanaise, a fait état d’au moins 254 personnes tuées dans les bombardements.
Cette armée a prétendu viser une centaine d’objectifs du Hezbollah à travers le pays, sa « plus grande frappe coordonnée » contre le mouvement islamiste depuis le début du conflit. « En l’espace de 10 minutes et simultanément dans plusieurs zones, [les attaques ont concerné] une centaine de postes de commandement et d’infrastructures militaires » du Hezbollah, selon un communiqué militaire sioniste.

Les frappes ont visé des objectifs à Beyrouth, dans la plaine de la Bekaa, dans l’est, ainsi que dans le sud du pays, selon l’armée israélienne. Les frappes sur Beyrouth, les plus violentes depuis le début de la guerre, ont provoqué des scènes de panique dans la capitale à une heure de grande affluence.
Dans la journée, le ministère de la Santé a appelé les habitants de la capitale à dégager « d’urgence » les routes devant les ambulances. « Les embouteillages causés par la vague de frappes sans précédent en nombre et en intensité » menées par l’entité sioniste« entravent les opérations de secours », a déclaré le ministère dans un communiqué, indiquant qu’« il est nécessaire et très urgent de dégager la circulation devant les ambulances » affluant sur les sites touchés.
« Tous les amis du Liban sont appelés à nous venir en aide pour faire cesser ces attaques par tous les moyens », a réagi le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, dans un communiqué. L’Iran a reçu le message : « Si les agressions contre le cher Liban ne cessent pas immédiatement, nous remplirons notre devoir et répliquerons », ont prévenu les Gardiens de la Révolution.
Ennemi d’Israël et allié de l’Iran, le Hezbollah s’était joint le 2 mars à la guerre régionale. Le groupe chiite a estimé ce mercredi 8 avril avoir le droit « de riposter ».
Le cessez-le-feu de 15 jours avec l’Iran décrété dans la nuit par le président américain Donald Trump - qui n’était parfois pas respecté dès son premier jour ce mercredi - « n’inclut pas le Liban », selon le chef du gouvernement de Tel Aviv Benyamin Netanyahu.

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