Guerre en Iran: un cessez-le-feu sous peu?

Un plan visant à mettre fin aux hostilités entre l’Iran et les États-Unis a été transmis aux deux parties et pourrait entrer en vigueur dès lundi, rapporte lundi l’agence Reuters, citant une source proche des discussions.
Ce cadre, élaboré par le Pakistan, repose sur une approche en deux temps. Il prévoit d’abord un cessez-le-feu immédiat, suivi d’un accord global à finaliser dans un délai de 15 à 20 jours. La trêve permettrait notamment la réouverture du détroit d’Ormuz, un passage clé pour l’approvisionnement mondial en pétrole.
Selon la source citée par Reuters, l’accord initial prendrait la forme d’un mémorandum d’entente, finalisé électroniquement via le Pakistan, qui agit comme principal canal de communication entre Washington et Téhéran. Le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, aurait été en contact continu avec des responsables américains, dont le vice-président JD Vance et l’émissaire Steve Witkoff, ainsi qu’avec le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi.
Le projet, provisoirement baptisé «Islamabad Accord», inclurait à terme des engagements de l’Iran à ne pas poursuivre le développement d’armes nucléaires, en échange d’un allègement des sanctions et de la libération d’avoirs gelés.
Malgré cette intensification des efforts diplomatiques, aucune réponse officielle n’a encore été donnée ni par Washington ni par Téhéran. Selon des sources pakistanaises citées par Reuters, l’Iran n’a pas encore accepté les propositions, bien qu’elles soient soutenues par plusieurs acteurs, dont la Chine.
Cette initiative intervient dans un contexte de fortes tensions régionales et d’inquiétudes croissantes pour les marchés énergétiques, alors que toute perturbation durable du détroit d’Ormuz pourrait affecter significativement les flux pétroliers mondiaux.
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