Iran : les manifestations auraient fait plusieurs centaines de morts

 Iran : les manifestations auraient fait plusieurs centaines de morts

 

Le bilan du nombre de manifestants tués en Iran s'est nettement alourdi dimanche, une ONG faisant état d'au moins 500 morts dans cette contestation inédite depuis trois ans, alors qu’une autre IHR basée en Norvège a déclaré avoir confirmé la mort d'au moins 192 manifestants.

En effet, l’organisation Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux États-Unis, a déclaré avoir comptabilisé la mort de 538 personnes, dont 48 membres des forces de sécurité ou autres responsables. Ce chiffre n'a cependant pas pu être vérifié, le blocage d'Internet rendant l'accès à l'information très difficile.

L'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a déclaré dimanche avoir confirmé la mort d'au moins 192 manifestants, mais averti que le nombre réel de victimes pourrait être beaucoup plus élevé.

"Des informations non vérifiées indiquent qu'au moins plusieurs centaines, voire plus de 2.000 personnes selon certaines sources, auraient été tuées", a-t-elle souligné, dénonçant un "massacre" et un "crime (...) majeur contre le peuple iranien".

Dans une autre vidéo authentifiée par l'AFP, on voit des dizaines de corps enveloppés dans des sacs noirs devant une morgue de Téhéran, et ce qui semble être des Iraniens à la recherche de leurs proches disparus.

Le gouvernement iranien a décrété dimanche trois jours de deuil national pour les "martyrs", dont des membres des forces de sécurité tués au cours de deux semaines de manifestations, a rapporté la télévision d’État.

Le gouvernement a décrit la lutte contre ce qu’il qualifie d’"émeutes" comme une "bataille de résistance nationale iranienne contre l’Amérique et le régime sioniste", en utilisant le terme employé par la direction religieuse pour désigner Israël, que la République islamique ne reconnaît pas.

Le président iranien Massoud Pezeshkian a accusé les "ennemis de l'Iran" de vouloir "semer le chaos et le désordre" dans le pays en ordonnant des "émeutes", lors d'une interview enregistrée et diffusée dimanche à la télévision d'État.

Évoquant les suites de la "guerre de 12 jours", il a affirmé que des "terroristes liés à des puissances étrangères" étaient responsables de "violences meurtrières", d’attaques "contre des biens publics" et de "mosquées incendiées".

Massoud Pezeshkian a assuré que son gouvernement restait déterminé à résoudre les problèmes économiques de la population, tout en se disant prêt à "écouter le peuple". Il a appelé les Iraniens à se distancier des "émeutiers et terroristes".

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