Le PDG de la STEG « interdit » de rejoindre ses bureaux : qu’en pense l’Etat ?

 Le PDG de la STEG « interdit » de rejoindre ses bureaux : qu’en pense l’Etat ?

 

Le PDG de la STEG, Moncef Harrabi n’est pas en mesure de rejoindre ses bureaux. Une bande fait le guet devant le siège de l’entreprise publique pour lui en interdire l’accès. Les pouvoirs publics laissent faire ces soi-disant « militants et néo-révolutionnaires » dont le niveau ne dépasse guère la fin des études primaires.

Si le prétexte est que le premier responsable de la société ait atteint l’âge de la retraite, les raisons de cette attitude à son égard il faut aller les chercher ailleurs.

Car s’il est dans le collimateur de ces nouveaux bandits de grand chemin c’est parce qu’il est déterminé à recouvrer les dettes de la société qui se chiffrent à plus d’un milliard de dinars. C’est aussi et surtout parce qu’il est résolu à réviser les avantages consentis aux agents non actifs comme celui de leur accorder le bénéfice de la gratuité de l’électricité et du gaz à vie.

Moncef Harrabi est combattu parce qu’il a entamé la mise en place d’un programme de mise à niveau avec le concours de bureaux d’études internationaux. Ce n’est pas tout, car l’homme veut contrôler, auditer. Il veut aussi réviser l’attribution des heures supplémentaires.

Surtout, il parle « contrat d’objectifs », « contrat de programmes » ou « loi des cadres ». Il est l’objet de cette cabale pour avoir refusé le recrutement contractuel direct des enfants des agents, ce qui contraire à la règle du concours.

C’est aussi parce qu’il a réclamé une mission d’inspection et d’audit approfondi sur les comptes de la société, ses recettes et les moyens d’exécution du budget. En choisissant de mettre en avant la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et l’élévation du niveau de l’encadrement, il n’a pas choisi la voie de la facilité et du populisme.

C’est aussi parce qu’il entend faire respecter la ponctualité, lutter contre l’absentéisme et consacrer la primauté de la loi. En un mot sauver la société qui sinon irait à la faillite. Evidemment, cela ne plait pas au nouveau banditisme syndical qui trouve des partisans au sein de l’UGTT.

Mais la question qui se pose est : où est l’Etat ? Que fait l’autorité de tutelle et par-dessus tout que pense la présidence du gouvernement de cet état de faits ?

Votre commentaire

  • Soumis par Med Amine le 26 Mars, 2019 - 12:08
    A l'avoir côtoyé de près, je peux affirmer que M. Moncef Harrabi l’actuel PDG de la STEG est un type intègre et brave son seul souci est d’être au service de son Pays ! C’est un fils du peuple, il n’est pas le fils de Papa et surtout il n’est pas né avec une cuillère d’argent dans la bouche ; il s’est construit tout seul au fruit de son labeur et de sa persévérance. Ses actions et ses interventions sont guidées par le sens du devoir envers son Pays. Croyez-le ou non, son sens de l’Etat, son éducation, son parcours professionnel et son éthique l’empêche de se comporter en calculateur et arriviste. Sa nomination à la tête de la STEG, en janvier 2017, couronne un parcours remarquable, fait de compétence, de professionnalisme et d’abnégation. Malgré un contexte très difficile, Il a su surmonter, un tant soit peu, les contraintes liées au management d’une entreprise en pleine mutation et il a montré à la fois fermeté et diplomatie pour apaiser les tensions sociales au sein de la STEG. Je sais à quel point il est à cœur de remplir sa mission avec responsabilité et sérieux. Je tiens à lui témoigner ma confiance dans l’exercice de ses responsabilités.
    Adresse mail: 
    med_amineb@yahoo.com
  • Soumis par Carlo Peloso le 26 Mars, 2019 - 09:06
    L'état doit lui soutenir. Harrabi c'est pas un diplomate, mais il travaille avec conscience et haute professionalite'. Actuellement c'est le seul qui peut sauver la situation difficile de Steg. Laissez lui travailler et je conseil à qui fait protestation à l'entrée de la Steg de abandonner "les armes" et s'approcher à lui pour discuter et résoudre touts les problèmes qui divorent la Société. Amicalement Carlo Peloso
    Adresse mail: 
    rades.peloso@libero.it
  • Soumis par Sagesse 12 le 25 Mars, 2019 - 23:27
    La Tunisie est entrain de s'effondrer sous le regard de tout le monde. Ces bandits "révolutionnaires" n'ont rien du sens du patriotisme, ni du sens de l'administration et de la discipline... Au nom de l'UGTT, ils écrasent les institutions de diverses manières et sèment partout où ils passent, la gabegie et la zizanie... Pauvre Tunisie, colonisée par ces bandits sauvages et illettrés ! Notre pays n'a aucun avenir en présence de ces types hors la loi et dotés d'une mentalité destructrice... Il est temps que le gouvernement prenne les choses en mains, à défaut, nous sommes vraiment foutus !
    Adresse mail: 
    mnrio2002@yahoo.fr
  • Soumis par Cherif sahbi le 25 Mars, 2019 - 23:22
    Si le gouvernement de Mer Chahed et associes ne reagissent pas fermement a cette situation stupide ils peuvent au moin Demissioner et laisser la place a des competants
    Adresse mail: 
    js. cherif@yahoo.fr
  • Soumis par Monder CHADI le 25 Mars, 2019 - 22:45
    QUAND DES SYNDICALISTES DE L'UNION GENERALE DES GANGSTERS TUNISIENS DU TRAFIC FONT LEURS LOIS ET RESTENT IMPUNIS
    Adresse mail: 
    monder.chadi@yahoo.com