Mohsen Hassen recommande un ajustement budgétaire en interne et une discipline budgétaire

Mohsen Hassen recommande un ajustement budgétaire en interne et une discipline budgétaire

L’ancien ministre du commerce et dirigeant de Nidaa Tounes Mohsen Hassen, a commenté sur sa page Facebook la dernière décision de la Banque centrale de Tunisie de relever son taux directeur de 75 points de base le portant ainsi de 5% à 5.75% l’an. « C’est la deuxième fois depuis le mois de décembre dernier que la Banque centrale recourt à cette politique destinée à juguler la dépréciation du dinar et à contenir l’inflation qui a atteint un niveau assez critique » a-t-il écrit. « Toutefois, en l’absence d’un ajustement budgétaire de la part du gouvernement, la mesure risque de n’avoir qu’un effet assez limité au vu de la conjoncture économique que traverse le pays ».

Ajustements budgétaires dans une conjoncture difficile
Il a souligné que « la Tunisie traverse depuis quelques temps une conjoncture économique assez difficile amplifiée par un contexte politique tendu. L’arrêt de la production du phosphate dont le pays est un grand exportateur s'est conjuguée à une baisse des réserves de changes et a engendré une dépréciation du dinar face aux devises étrangères. 
Cette dépréciation est expliquée par la pénurie de devises, le difficile ajustement au niveau des finances publiques et la spéculation. 
Face à cette situation, il faudrait un ajustement budgétaire en interne et une discipline budgétaire, autrement il faut essayer, dans la mesure du possible, de ne dépenser qu'à la hauteur de ressources qui sont mobilisés.
Le contexte a engendré une flambée de prix de certains produits de première nécessité sur les marchés locaux, ce qui accentue la pression sur le pouvoir d'achats des populations surtout les plus démunis.
En février 2018, les prix à la consommation se replient de 0,1% en variation mensuelle. Cette baisse est surtout liée au repli saisonnier des prix des produits d’habillement en raison des soldes d’hiver et, dans une moindre mesure, au léger recul des prix de l'alimentation. En revanche, les prix des transports et les loisirs ne cessent d’augmenter. En février 2018, les prix à la consommation augmentent de 7,1% sur un an.
Les perspectives tendent vers un renversement de la situation mais pas dans l’immédiat, Selon les projections établies par la Banque Mondiale (BM), dans son rapport sur « Le suivi de la situation économique», « à moyen terme, la croissance en Tunisie, devrait remonter progressivement à 3,5%, en 2019, dans un contexte d’amélioration du climat des affaires, favorisé par des réformes structurelles et le renforcement de la stabilité sociale et de la sécurité».

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