Prostitution intellectuelle

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Quelle hérésie que de penser que la presse est enfin débarrassée de ses démons, affranchie de ses tuteurs et repentie de ses méfaits de 23 années de suivisme béat !

Censés dire la vérité, éclairer l’opinion publique, l’informer sur ce qui se passe et lui relater les événements, certains journalistes se sont découvert de nouvelles  vocations, certainement mieux rémunérées: blanchisseurs d’histoire et démolisseurs de vérité.

Habitués à ramper devant le pouvoir pour des instants de gloire et des miettes de banquets, ils se font désormais d’insignifiants valets de l’argent sale et de simples marionnettes qui dansent et gesticulent au rythme d’une musique infâme et de très mauvais goût jouée par des personnages diaboliques et peu recommandables.

Alors que l’opinion publique est unanime, jubilait pour les opérations de Raoued et saluait le courage et le travail de notre police nationale, une certaine presse tente tant bien que mal de déchainer les passions, de pervertir la vérité et de présenter des terroristes notoires et prêts à dégainer pour tuer des centaines d’âmes innocentes en victimes du système et incompris de la société.  

Dans une société secouée par la flambée de violence et terrorisée par les crimes crapuleux commis contre Belaid, Brahmi et les dizaines de nos valeureux soldats et policiers, les Tunisiens sont préoccupés de manière obsessive par la sécurité et ils condamnent vigoureusement cette nouvelle prostitution de certains journalistes et experts qui obéissent plus aux ordres des barons de l’argent sale qu’aux ordres de la vérité et de la déontologie.

La Tunisie vit désormais à l’apogée d’une conspiration diabolique où se mêlent terrorisme, contre bande, blanchiment d’argent et pratiques mafieuses et elle ne peut s’en sortir indemne de ce cauchemar avec de tels personnages vils, sans envergure et capables de vendre leurs mères pour une poignée de dinars.

C’est une nouvelle forme de  prostitution intellectuelle avec les barons de l’argent sale dans le rôle de proxénètes, certains journalistes et pseudo-experts dans le rôle de filles de joie et les téléspectateurs et auditeurs tunisiens dans le rôle de clients crédules. Ils ont pour mission de nourrir les controverses, de diviser l’opinion, de provoquer la peur, de semer le désordre, d’encourager la criminalité, de justifier l’injustifiable et de travestir la vérité en présentant des terroristes et des assassins sans scrupule en martyrs et victimes du système.

Mais au-delà de ces postures difficilement explicables et de ces manipulations de bas étage, il est légitime de nous interroger sur cette nouvelle dictature de certains mercenaires de la plume, des micros et des écrans qui se permettent de débiter des contre-vérités et d’inviter les apôtres de la haine, de l’obscurantisme , de la perversion et de la violence barbare comme ce fut la cas sur Attounisiya avec Khamiss Mejri, qui au nom de la liberté d’expression ( au diable cette liberté) s’est permis de dédouaner Ghadghadi de ses actes odieux et de ses crimes atroces et de le présenter comme martyr.

C’est une insulte à la mémoire de nos vrais martyrs tombés sous les balles de l’ennemi de la liberté et un déni du rôle  de notre armée et notre police qui a payé chèrement la défense des valeurs républicaines et il convient de comparer ces journalistes-experts et ces invités haineux à de petits voyous rampant devant les truands du petro-dinar qui alimentent et justifient le terrorisme, le désordre, le crime organisé, l’atteinte à la conscience collective et la haute trahison.

Jalel JEDDI