Tunisie, décapitation des soldats : 76 peines capitales et de prison ferme contre les inculpés

Tunisie, décapitation des soldats : 76 peines capitales et de prison ferme contre les inculpés

 

La 5ème chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis a prononcé, mercredi 12 octobre, des peines allant de la peine capitale à sept ans de prison contre 76 inculpés pour le meurtre de huit soldats tunisiens en 2013, a annoncé Soufiène Selliti, le porte-parole du pôle judiciaire antiterroriste.

Sur les 76 inculpés seuls six ont répondu présents dont un a été condamné à mort et les cinq autres ont écopés des peines moins lourdes, entre 16 et 4 ans de prison et un autre, traduit en état de liberté, a été acquitté.

Les accusés « en fuite sont au nombre de 69, en majorité des Algériens. Les peines à leur encontre vont de 40 ans de prison à la peine de mort », a ajouté Sofiène Sliti, sans pouvoir dire combien de condamnations à la peine capitale avaient en tout été prononcées mercredi à l’aube par le Tribunal de première instance de Tunis. Ils ont été reconnus coupables d’ « homicide volontaire avec préméditation », « complicité » et « crimes terroristes. »

Parmi les condamnés à mort en fuite figurent Seif Allah Ben Hassine, alias Abou Iyadh, qui aurait été tué dans un raid américain en Libye mais dont le sort reste incertain, ainsi que le Franco-Tunisien Boubaker El Hakim impliqué dans l’assassinat  en février et juillet 2013, de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi.

L’affaire remonte au mois de juillet 2013, en plein Ramadan, quand huit soldats sont tombés dans une embuscade tendue par un important groupe terroriste armé, qui ont décapité certaines victimes.

Une année après, en juillet 2014, l’armée a de nouveau été visée et 15 soldats ont été tués sur le mont Chaambi, dans la pire attaque essuyée par l’armée nationale.

 

 

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