Tunisie : Le centre de Taoufik Baccar propose une stratégie de sortie de crise

Tunisie : Le centre de Taoufik Baccar propose une stratégie de sortie de crise

 

 Le Centre de Prospective et des Etudes sur le Développement( CPED), présidé par l’ancien gouverneur de la Banque centrale Taoufik Baccar , vient d'éditer, un document de référence, le premier en son genre, depuis le 14 janvier 2011 , sous le titre : « Éléments de stratégie de sortie de crise ». Ce document comporte, selon l’avocat et ancien ambassadeur Samir Abdellah, le vice président du centre  « un diagnostic objectif et sans complaisance de la situation de crise globale aux plans économique, financier et social du pays ». Il préconise, également, «  des éléments de réponse et une esquisse de sortie de crise avec des propositions concrètes et chiffrées ».
Ce document sera exposé et présenté aux médias au cours d’une conférence de presse à laquelle seront conviés des représentants du gouvernement des partis politiques et des organisations nationales.

Toujours selon la même source,  ce document de 35 pages comporte trois chapitres : un diagnostic de la situation économique du pays, les grandes priorités nationales et les mesures de redressement à cout terme. En plus d’un grand chapitre sur les mesures à reprendre pour  sortir le pays de la crise dans laquelle elle s’enlise de jour en jour.

Le document parle des réformes dans les différents secteurs comme ceux de l’éducation, de la fiscalité, de l’administration et des banques…Il propose des mesures concrètes pour lutter contre la corruption et la malversation, le terrorisme et la contrebande.

« Au milieu de cette déprime ambiante, une lueur d'espoir ... », a noté Samir Abdellah.

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  • Soumis par Jean Pierre Ryf le 6 Novembre, 2016 - 10:46
    Ou peut on se procurer ce document? Par ailleurs peut on vraiment progresser vers une solution tant que le problème essentiel de la Tunisie a savoir le choix de la société dans laquelle le pays veut vivre ne sera pas fait clairement. Voici une autre initiative qui me paraît aller dans le bon sens et qui est un préalable absolument nécessaire a tous les autres projetsA la suite de l’initiative de M. Zacharia Bouker de créer un E-parti, un projet de Charte a été proposé (voir ci-dessous) et de nombreux commentaires sont apparus sur Facebook, la plupart favorables mais certains émettant des critiques et des suggestions. C’est à partir de ces contributions que le projet devrait s’affiner. Tout d’abord il est de l’intérêt de ce mouvement qu’il ne soit pas un parti politique. Il y a, en Tunisie déjà suffisamment de partis; en ajouter un, ajoutera à la confusion; alors qu’il faut, au contraire œuvrer pour que des rapprochements s’opèrent. Par ailleurs s’il devenait un parti politique, briguant des postes, on peut penser, l’homme étant ce qu’il est, que des petites ambitions naîtraient et que des divisions même artificielles apparaîtraient. Il faut donc qu’il soit clair pour les adhérents qu’il s’agit d’un groupe de pression et de réflexion. En second lieu certains ont reproché à la Charte de ne pas entrer dans certains détails politiques (économiques, sociaux ou de politique étrangère). C’est tout à fait volontaire car ce groupe ne rassemble que sur l’essentiel, à savoir le choix de société que veulent les adhérents pour leur pays. Une fois d’accord sur cet essentiel, chaque adhérent pourra militer pour le parti de son choix en pesant de ses convictions pour qu’il aille dans le sens de la Charte. La Charte Ce groupe a vocation à réunir l’ensemble des tunisiens, déçus par les partis politiques et par le pouvoir en place, qui souhaitent œuvrer à leur niveau pour faire progresser le pays. L’ensemble des personnes intéressés doivent souscrire aux valeurs suivantes : - Ils reconnaissent que l’histoire de la Tunisie a connu diverses civilisations et diverses communautés (berbère, juive, chrétienne, musulmane, arabe, espagnole, turque, française); et que cette histoire a toujours été une histoire de tolérance de l’autre, d’acceptation des différences de mode de vie. Et que le pays s’est enrichi de ces différents apports. - Afin de faire prévaloir la possibilité de diversification dans ce pays, les adhérents acceptent et feront la promotion de la laïcité, vue essentiellement comme le développement de la liberté individuelle de penser et de croire. Ce qui est conforme à la Constitution actuelle et conforme selon l’avis des adhérents au véritable enseignement de l’Islam. Cela entraînera un combat pour faire supprimer de l’actuelle Constitution le texte selon lequel l’Islam est la religion du pays. Un pays n’ayant pas de religion particulière et n’enlevant rien au fait que les tunisiens sont dans leur grande majorité musulmans. - Les adhérents sont tous d’accord sur le fait que la religion (quelle quelle soit) n’a rien à voir avec la politique du pays; et militeront démocratiquement pour l’interdiction des partis qui se fondent d’une manière ou d’une autre sur la religion. Ce qui figurait déjà dans la Constitution de 1959, faut-il le rappeler. - Les adhérents estiment que la Tunisie doit faire le choix du progrès dans tous les domaines et qu’elle doit se situer clairement dans le camp des pays ouverts, adeptes de la Déclaration universelle des droits de l’homme qui constituera la base de leur engagement. - Les adhérents se refusent à soutenir les discours consistant à condamner de manière générale l’Occident même si, bien entendu, ils se réservent le droit de condamner tel ou tel acte des pays occidentaux. - Dans le même sens, les adhérents considèrent que l’avenir de la Tunisie est dans un partenariat actif et volontaire avec l’Europe et estiment que le partage des deux richesses des deux civilisations, y compris la langue, est une richesse qui doit être développée et offerte aux jeunes du pays. L'histoire et la géographie même de la Tunisie la situent dans la Méditerranée, et non dans la péninsule arabique comme certains semblent s'en convaincre. - Enfin les adhérents sont d’avis qu’il faut aider les partis à sortir de leur petites querelles de basse politique pour s’unir le plus possible en vue de l’intérêt du pays mais qu’ils refusent toute alliance avec les islamistes quels qu’ils soient, porteurs de régression et de risque d’atteinte aux libertés. - Enfin les adhérents pensent que le régime d’élection choisi, beaucoup sous la pression des islamistes est mauvais car il ne permet pas de dégager une majorité claire et stable, seule capable de faire avancer ce pays. ****** Il faudrait maintenant que le responsable M. Zakaria Bouker propose un nom et l'entoure de jeunes et notamment de jeunes doués en informatique pour créer concrètement ce Groupe et qu'il recherche autour de lui les volontaires pour l'animer. .
  • Soumis par Ataturk le 8 Octobre, 2016 - 17:25
    Les études, les recherches de solutions, le diagnostic des problème sont devenus monnaie courantes, mais dans la pratique rien n"sr fait. Ces éléments de stratégie semblent meilleurs que le document de Carthage