Union pour la Méditerranée : accords sur tous les points

Après que la Tunisie ait renoncée à accueillir le siège de l'union pour la Méditerranée (UPM)- pour des raisons

que l'on ignore jusqu'à ce jour mais il serait fort probable que cette décision soit purement d'ordre sécuritaire vu qu'un siège à Tunis aurait impliqué des visites régulières de délégations israéliennes en Tunisie ce qui reste encore délicat- un consenus s'est dégagé mardi pour que l'Union pour la Méditerranée siège à Barcelone.

Outre le choix du siège, la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays membres de cette nouvelle institution euro-méditerranéenne a permis à ce que les problèmes les plus épineux soient tous résolus.

Ainsi, les Israéliens ont accepté que la Ligue arabe participe "à tous les niveaux" d'activité de l'UPM en échange de l'octroi à l'Etat juif d'un rôle important dans l'administration de l'Union.

En outre, il a été décidé que l'UPM ait un secrétaire général venant d'un Etat du Sud - non encore désigné - et cinq secrétaires généraux adjoints (israélien, palestinien, italien, maltais et grec) disposant tous de mandats de trois ans.

Autre question résolue: Paris a persuadé ses partenaires d'autoriser les deux premiers co-présidents de l'UPM - France et Egypte - à exercer leur fonction pendant deux ans avant de la céder à d'autres Etats.

Rappelons que La nouvelle alliance Nord-Sud remplacera le processus de Barcelone, partenariat euro-méditerranéen créé en 1995, et s'attellera à une série de projets concrets dans les secteurs de l'énergie, de l'eau, de l'éducation et des PME entre autres.

D'ailleurs quatre des projets envisagés ont déjà démarré, notamment des travaux de dépollution de la Méditerranée et un programme de protection civile visant à lutter contre les catastrophes naturelles.

L'UE a consacré 27,7 millions d'euros à ces programmes depuis juillet et a dégagé 32 millions pour l'an prochain.

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d'après agences