Affaire « tasfir » : jusqu’à 28 ans de prison en appel pour Ali Larayedh et plusieurs anciens responsables

Affaire « tasfir » : jusqu’à 28 ans de prison en appel pour Ali Larayedh et plusieurs anciens responsables

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près la Cour d’appel de Tunis a rendu, tard dans la nuit de jeudi à vendredi, son verdict dans l’affaire dite du « tasfir » (départ vers les zones de conflit). Les peines prononcées vont de trois à vingt-huit ans de prison, a indiqué une source judiciaire à l’agence Agence Tunis Afrique Presse (TAP).

Selon la même source, le dossier concerne plusieurs figures politiques et sécuritaires de premier plan, dont l’ancien chef du gouvernement et ex-ministre de l’Intérieur Ali Larayedh, l’ancien chef de la brigade de protection des avions Abdelkrim Abidi, ainsi que le porte-parole de l’organisation interdite Ansar al-Charia, Seifeddine Raies, en plus d’autres accusés.

La cour a condamné Ali Larayedh à 24 ans de prison (contre 34 ans en première instance), Fathi Beladi à 22 ans (26 ans en première instance), Abdelkrim Abidi à 22 ans (26 ans), Noureddine Ghandouz à 28 ans (36 ans), Lotfi Hammami à 24 ans (28 ans), Hichem Saâdi à 24 ans (36 ans), Sami Chaâr à 6 ans (18 ans) et Seifeddine Raies à 3 ans (24 ans).

Tous ont été placés sous contrôle administratif pour une durée de cinq ans à compter de l’exécution ou de l’expiration de leur peine, à l’exception de Sami Chaâr et Seifeddine Raies, soumis à cette mesure pour une période de deux ans.

Les jugements de première instance dans cette affaire, rendus en mai 2025, prévoyaient des peines allant de 18 à 36 ans de prison, assorties d’un contrôle administratif de cinq ans pour l’ensemble des condamnés.

L’affaire concerne huit accusés détenus, poursuivis pour des chefs d’inculpation liés notamment à la constitution d’une entente terroriste, la mise de compétences à la disposition d’une organisation terroriste, l’adhésion volontaire sur le territoire national à une telle organisation, l’utilisation du territoire de la République pour commettre des actes terroristes contre un pays étranger et ses ressortissants, le recrutement de personnes en vue de commettre des actes terroristes à l’étranger, l’aide au départ – légal ou clandestin – du territoire tunisien à des fins terroristes, l’incitation au départ à l’étranger pour commettre des actes terroristes, ainsi que la collecte et la remise de fonds en connaissance de leur destination pour financer ces départs.

Les huit accusés détenus sont : Ali Larayedh, vice-président du mouvement Ennahdha et ancien chef du gouvernement et ministre de l’Intérieur, Fathi Beladi, Abdelkrim Abidi, Noureddine Ghandouz, Lotfi Hammami, Hichem Saâdi, Sami Chaâr et Seifeddine Raies.

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