IFI : La croissance devrait être plus favorable aux marchés émergents

IFI : La croissance devrait être plus favorable aux marchés émergents

Les marchés émergents ont souffert, pendant les deux dernières années, d'une forte volatilité des flux de capitaux, et ce, en raison de l'instabilité monétaire, de l'incertitude géopolitique et d'un désintérêt général des investisseurs mondiaux pour le risque, selon I'Institut de la Finance Internationale (IIF), l'Association des grandes banques et institutions financières mondiales.

Ainsi, les entrées en portefeuille des non-résidents dans les marchés émergents, représentant les placements des investisseurs étrangers dans les actifs publics locaux, ont été négatives au cours des périodes mars-septembre 2022 et août-octobre 2023.

Pendant de cette période de pression qui a atteint son paroxysme, les vents contraires des marchés émergents comportaient un dollar fort, des taux d'intérêt élevés et en hausse dans les principales économies avancées, ainsi qu'une forte récession de l'industrie manufacturière mondiale.

De ce fait, les sorties de capitaux ont engendré un environnement difficile pour les actifs des marchés émergents, qui ont continué à enregistrer des performances inférieures à celles de l'indice de référence des économies avancées.

En fait, l'indice MSCI ME, englobant les actions à grande et à moyenne capitalisation des marchés émergents de 24 juridictions majeures dont certaines des économies les plus dynamiques d'Asie, d'Amérique latine, du Moyen-Orient et d'Afrique, a baissé de 26% depuis le début de l'année 2021. Toutefois, l'indice S&P 500 des principales entreprises cotées aux États-Unis a augmenté de 30% au cours de la même période.

Cette sous-performance devrait s'atténuer ou s'inverser partiellement afin de rétablir l'appétit pour le risque et reprendre les flux de capitaux vers les marchés émergents. D’ailleurs, un environnement plus favorable aux marchés émergents devrait voir le jour. La croissance et les taux d'intérêt relatifs devraient être plus favorables aux marchés émergents, avec une normalisation des flux de capitaux non-résidents et des rendements des actifs.

 

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