Amina Srarfi optimiste pour la restauration du patrimoine historique à Hammam-Lif

Amina Srarfi optimiste pour la restauration du patrimoine historique à Hammam-Lif

 

Lors d’une séance d’audition de la ministre des Affaires culturelles à l’Assemblée des représentants du peuple, la députée Douha Selmi a livré une intervention particulièrement marquante. Elle y a tiré la sonnette d’alarme face à la dégradation inquiétante du patrimoine historique de la ville d’Hammam Lif, citant notamment le Palais Husseinite, le Casino et le site archéologique de la cité Ibn Rachik, tout en appelant à une action urgente pour leur préservation.

La députée a rappelé qu’Hammam Lif est, par essence, une ville à forte vocation culturelle, ayant vu naître de nombreuses figures artistiques telles que Ali Ben Ayed, Mona Noureddine, Selma Baccar, Moncef Ben Mrad, Tijani Azzabi et Wajiha Jendoubi.. Elle a toutefois déploré le déclin de cette dynamique culturelle, qu’elle attribue notamment à la disparition progressive des associations culturelles, faute de soutien du ministère.

Dans ce contexte, Douha Selmi a estimé que le festival de Boukornine illustre cet abandon, pointant le retrait du soutien ministériel à la vie culturelle de la banlieue sud.

En réponse, la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, n’a pas apporté d’éléments complets à toutes les questions soulevées. Elle a indiqué que le Palais Husseinite, bien que classé et placé sous la tutelle du ministère depuis 2022 après l’évacuation des squatteurs qui l’ont longtemps occupé, n’a pas encore été restauré.

Les travaux nécessitent en effet une enveloppe dépassant les 10 millions de dinars, dont le financement reste à ce jour non assuré.

Cette réponse confirme les difficultés du ministère à mobiliser les ressources nécessaires pour la restauration d’un site historique d’une telle importance.

Concernant le Casino, la ministre s’est montrée plus optimiste, annonçant le démarrage prochain des travaux de réaménagement sous l’égide de la municipalité, avec un appui financier européen.

Enfin, pour le site archéologique d’Ibn Rachik, elle a assuré que des opérations de sécurisation, notamment par la mise en place d’une clôture, étaient en cours, malgré une situation foncière particulièrement complexe.

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