Béji Caïd Essebsi recadre les positions de la Tunisie sur le retour des « terroristes » et le meurtre de Mohamed Zouari

 Béji Caïd Essebsi recadre les positions de la Tunisie sur le retour des « terroristes » et le meurtre de Mohamed Zouari

 

Béji Caïd Essebsi a profité des vœux du nouvel an pour recadrer les positions de la Tunisie sur deux questions qui ont créé une polémique dans le pays et divisé l’opinion publique.

Revenant sur le question du retour des terroristes tunisiens des zones de conflit, le président a tenu à relativiser la menace en faisant remarquer que les autorités ont le chiffre exact des Tunisiens qui ont rejoint les groupements terroristes en Syrie, en Irak, en Libye mais aussi au Mali, au Yémen et ailleurs.

Pour lui ces personnes ne sont pas alignées pour rentrer en Tunisie. « J’ai dit en Europe que la Constitution leur donne le droit de rentrer au pays et à moins de modifier la Constitution par les moyens légaux, c’est le cas », « de plus la Tunisie a des obligations internationales qu’elle doit remplir ».

Dans tous les cas, a souligné le Chef de l’Etat ceux qui rentreront seront arrêtés et traduits devant la justice en vertu de la loi antiterroriste. « Bien que nous ne voulions pas nous ingérer dans les affaires de la justice, nous demanderons aux juges d’accorder l’importance qu’elle mérite à la traduction de ces terroristes devant eux » a encore dit le président de la république.

La seconde question a trait à l’assassinat de Mohamed Zouari. « Des indices concordent à dire que des services étrangers sont responsables de ce meurtre » a dit le président qui est le premier haut responsable tunisien à dire clairement qu’il y des présomptions que ce sont les services dépendant de l’entité israélienne qui sont derrière ce meurtre.

Le président a souligné que les services concernés sont en train de rassembler les indices et les preuves. Si ces présomptions s’avèrent justes nous n’hésiteront pas à déposer une plainte au Conseil de sécurité de l’ONU a-t-il ajouté en rappelant qu’en 1985 après le bombardement israélein du Quartier général palestinien à Hammam Chatt, la Tunisie a fait condamner Israël bien que les Etats unis aient au départ soutenu l’attaque israélienne.

« Je suis bien à l’aise de le rappeler car c’est moi alors ministre des affaires étrangères qui ait plaidé le dossier tunisien au Conseil de sécurité, a-t-il affirmé. Il s’est insurgé dans ce cadre contre ceux qui prétendent que la Tunisie cherche à normaliser ses relations avec Israël. Nous sommes le pays qui a toujours soutenu la cause palestinienne et cela ne changera pas, a-t-il tenu à affirmer.

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